19/04/2013

Cours magistral: comment décrypter des intox pro-palestiniennes?

 

Les Palestiniens sont les maîtres de la communication et de la manipulation. Afin de renforcer le rejet d’Israël, ils sont prodigues en images sanguinolentes, de préférence des enfants. Un site explique comment vérifier l’origine des ces images diffusées par des manipulateurs gazaouites. L'exercice vaut aussi bien pour d'autres sujets.

Et l’on découvre que la Syrie représente une précieuse ressource pour les faussaires.


Première vision: initiation pas à pas sur la manière de savoir si les enfants de Gaza soi-disant victimes de l’armée palestinienne sont bien des enfants de Gaza:


Le prisonnier palestinien « mort sous la torture » ou victime des méchants israéliens est-il bien celui que l'on nous montre?

 


Dans le même genre d’idées, témoignage d’une bénévole australienne manipulée, qui découvre la réalité de l’apprentissage de la haine et de la guerre aux enfants gazaouis. Elle en pleure:

 


Et pour conclure, deux nouvelles datant de début mars qui rappellent l’obsession du corps féminin par les théocrates, et leur patiente mise en place d’une société totalitaire:

  •  Le Hamas interdit le marathon de Gaza aux femmes (400 inscrites), ce qui entraine son annulation. "Nous ne voulons pas que des femmes courent en étant découvertes", explique un officiel.
  • Gaza supprime la mixité -déjà bien mal en point- dans toutes les écoles, dès 9 ans. Et les hommes ne pourront plus enseigner aux filles. La loi s’impose aux établissements chrétiens comme à ceux des Nations Unies.

Notons que le 16 avril, des habitants de Gaza sont descendus dans les rues pour danser. Ils fêtaient l’attaque terroriste du marathon de Boston. 

 


Vu qu'aimer Israël et vouer aux Gémonies le Hamas est une faute plus grave encore que dénoncer l'islam et ses méfaits, je n'ai pas le courage d'ouvrir les commentaires. 

 

 

12:32 Écrit par Mireille Vallette | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | Digg! Digg |  Facebook | | |

07/04/2013

Riposte laïque: la parole aux exclus!

Qui est d’extrême droite aujourd’hui selon les médias et la gauche? Il n’existe souvent qu’un seul critère. Est d’extrême droite tout mouvement qui milite pour limiter l’immigration, qui rejette l’islam pour son caractère misogyne, violent et discriminatoire et qui critique et combat (par la parole et l’écrit) les croyants qui mettent en œuvre cet islam dans nos sociétés.

Et si telle personne ou tel mouvementl est d’extrême droite, il est logique de l'ignorer afin surtout de ne pas permettre aux citoyens de se faire une opinion. La liberté d’expression (voir ce lien) , c'est pour ceux qui pensent juste, c'est-à-dire comme eux.

J’ai interviewé Pierre Cassen, l’un des pionniers de Riposte laïque, un site très offensif et particulièrement visé par cet étiquetage impitoyable. Il s’exprime sur cette question et sur quelques autres. Début en vidéo (merci à Bernard Migy).

 


 

(suite avec le bon vieux word...)

L’arrivée de la gauche a-t-elle changé quelque chose à votre combat ?

Oui, tout s’aggrave. Hollande a été élu président grâce aux 93% de musulmans qui ont voté pour lui. Il leur est redevable. Dès son élection, les délinquants se sont sentis une impunité totale pour agresser les policiers. Ils ont compris que le rapport de force était encore plus en leur faveur. Et la garde des sceaux Christiane Taubira dit qu’il faut vider les prisons, car la prison n’est pas la solution. Eh bien, le message est compris, d’un côté on peut continuer à taper sur les flics, de l’autre à agresser les « faces de craie » -c’est ainsi qu’ils nous appellent. Quinze récidives et toujours en liberté ? Pourquoi se priver ?

Et avec ce gouvernement, le numéro de la victimisation et de l’islamophobie marche encore mieux.

En France, il y a dix fois plus de dégradations de cimetières ou de lieux de culte catholiques que musulmans, chiffres officiels. Pourtant, quand un cimetière ou une église est vandalisé, silence du ministère de l’intérieur. Mais dès qu’un chien urine devant une mosquée, la France présente ses excuses…

Comment jugez-vous l’action des identitaires à la mosquée de Poitiers ?

Sur le plan tactique, les identitaires ont réussi un exploit exceptionnel. Alors qu’ils se savent surveillés par les services secrets, ces mômes ont réussi à déjouer la surveillance, à monter une opération que seuls trois d’entre eux connaissaient, et à amener 70 des leurs le jour de cette action. Bravo!

Quant au traitement de la presse, c’est de la propagande soviétique ! C’est énorme ! D’abord, il s’agissait d’un chantier, ils n’ont interrompu aucun culte, ils n’ont rien dégradé. Ils sont simplement montés sur le toit, ils ont sorti une banderole « 732 Poitiers », et une autre où ils demandaient un référendum sur l’immigration et sur la construction de mosquées. Horreur ! Ça a été un lynchage ! Pendant 48 heures, ils en ont pris plein la tête. Quatre des leurs ont été retenus pendant 48 heures par la police et il leur est interdit de quitter leur département. Ils sont soumis à un contrôle judiciaire strict.

Inversement, des actions plus graves ont reçu un accueil plutôt sympathique…

Comparons avec Act Up, le lobby antisida. Des militants ont interrompu un office religieux à Notre Dame, ont agressé le curé et l’ont laissé les bras en croix. Mais pas de critique : Act Up, ce sont des victimes, des malades du sida, c’était de la légitime défense ! Tout le monde médiatique était avec eux, puisque les catholiques, c’est des salauds et des homophobes.

On peut aussi parler des Femen. Là c’est extraordinaire ! Nous sommes dans un pays où on a le droit d’être contre le mariage homo et contre l’adoption d’enfants par des homosexuels. Ce n’est pas pour autant qu’on est homophobe. Eh bien, on a l’impression que s’opposer au mariage homosexuel est un crime ! Une manifestation a eu lieu, organisée entre autres par des catholiques assez intégristes, Civitas. Je précise que je n’aimerais pas vivre dans une société guidée par les principes de Civitas. Mais je suis heureux de vivre dans une société où Civitas a le droit de manifester. Les Femen se sont pointées à cette manif torse nu avec des slogans du genre « fuck god », en utilisant des sprays de couleur contre les manifestants, et en criant. Elles se sont fait repousser. Là, la désinformation a connu un point maximum : ce sont des salopards de catholiques intégristes qui ont agressé les paisibles Femen ! Appuyées par Caroline Fourest, leur gourou, qui l’a jouée martyr des intégristes. Je suis effaré par ce totalitarisme de la presse !

Que vous suggère l’intervention de la France au Mali?

Si nous étions de grands candides, nous dirions vive François Hollande, enfin un gouvernement qui prend la mesure du péril islamiste et envoie l’armée française combattre  les méchants qui voilent les femmes et qui imposent la charia. Mais faut pas nous prendre pour des Mickeys ! Si François Hollande était réellement décidé à lutter contre l’islam, il commencerait en France. Y a du travail quand même ! On arrêterait de construire des mosquées, on arrêterait de faire entrer chaque année 200'000 nouveaux immigrés, dont une majorité de musulmans qui ne s’intègrent plus et dans une période de chômage de masse, on arrêterait de régulariser des clandestins qui sont également majoritairement musulmans, on arrêterait de couvrir les filières halal, on arrêterait de protéger les islamo-racailles qui agressent, bref on commencerait par dire il y a peut-être un problème entre l’islam qui s’implante en France et nos valeurs démocratiques…

Je rappelle aussi que c’est le même Hollande qui était contre la loi sur le voile intégral et qui ne s’est pas bougé ses fesses entre 1989 et 2003 quand le voile s’imposait à l’école.

Le gouvernement planche sur l’idée d’un groupe de travail qui viserait à « encadrer la liberté d’expression ». Pensez-vous qu’il va le créer ?

Ce qui est sûr, c’est que ça le démange ! Les suppôts de Hollande rêvent de se faire Internet. Aujourd’hui, il a un défaut majeur aux yeux de ceux que nous appelons les journaleux, auxquels Hollande doit aussi son élection, il représente un contre-pouvoir qui montre ce qu’ils sont réellement, c’est-à-dire des fossoyeurs de l’information. Et ils ne supportent pas que le rapport entre la presse dite officielle, bienpensante, et Internet soit de plus en plus en faveur de ce dernier. La presse officielle n’existe que parce qu’elle est largement subventionnée. Sans cela, certains titres seraient aujourd’hui en dépôt de bilan.

Lors des meurtres de Breivik, on a entendu les Joffrin -directeur du Nouvel Observateur- affirmer que ceux qui avaient armé le bras de l’assassin, c’étaient des sites comme Fdesouche, comme Riposte laïque, et des gens comme les identitaires. Supposons qu’aujourd’hui, un mec pète un câble et tue des musulmans. Dans les 24 Heures, vous aurez une campagne de presse menée par les Benbassa, les Fourest, les Belkacem, par toute la clique au pouvoir pour dire : voilà ce que donne la liberté d’internet, c’est à cause d’elle qu’on a tué ces innocents, nous allons y mettre bon ordre. C’est ce qui est à l’ordre du jour, ils veulent nous faire taire. Ils ne supportent pas la liberté qui montre les mensonges qu’ils profèrent au quotidien.

 

Selon les sondages, trois quarts des Français pensent que l’islam est intolérant et que beaucoup de musulmans ne veulent pas s’intégrer. Malgré cela, vous avez une grande difficulté à mobiliser sur des actions concrètes. Pourquoi ?

C’est vrai. Par exemple, pourquoi un million de personnes se mobilisent contre le mariage homo et 3000 pour la première marche contre le fascisme islamique organisée par Résistance républicaine le 19 novembre ? Outre le fait que pas un média, comme d’habitude, ne l’a annoncée, je pense que lutter contre l’islamisation de la France aujourd’hui, c’est s’exposer. Durant les quatre premières années de Riposte laïque, très peu de contributeurs demandaient quelque temps après: « S’il vous plaît, retirez ma signature ! ». Depuis deux ans, ça devient de plus en plus fréquent. Pour quelles raisons ? « Je suis demandeur d’emploi et si mon nom est associé au combat contre l’islam, ça ne va pas m’aider » ; « Je vis dans une ville où les gens de mon origine ne sont plus majoritaires, je ne veux pas prendre des risques, exposer mes enfants » ; « J’espère une promotion et je sais que les gens qui décident font des recherches sur internet... » Sans parler des peurs de la justice.

Les gens diront à 75% dans un sondage anonyme que l’islam est une religion agressive, que les musulmans ne veulent pas s’intégrer et que c’est pas de la faute des méchants Français colonialistes et racistes. Mais si vous êtes enseignant, par exemple, et que vous dites ça à la salle des profs, immédiatement la dictature de la bien-pensance interviendra : « Mais c’est abominable ! Mais tu parles comme Marine Le Pen, c’est indigne ! » Et là, si vous n’êtes pas costaud idéologiquement, vous vous faites casser ! Je comprends que les gens n’aient pas envie d’aller à l’abattoir.

Deux militants contre l’islamisation viennent d’échapper à un attentat, Laars Hedegaard au Danemark et Markus Beisicht en Allemagne. Vous-mêmes et Christine Tasin, êtes-vous menacés ?

Curieusement, Christine l’est beaucoup plus que moi. A mon avis pour plusieurs raisons. La première, c’est qu’elle est femme et que c’est encore moins supporté par les soldats d’Allah. D’autre part, elle tient un blog personnel où elle s’expose davantage. Lorsqu’elle a eu des menaces de mort, les services du Ministère de l’intérieur lui ont conseillé de ne pas mettre son nom sur sa boîte à lettres, d’essayer de ne pas prendre les mêmes chemins, et même de déménager. Elle prend des précautions, moi un peu moins.

J’ai des enfants, des petits-enfants, des amis, des valeurs. J’ai envie de pouvoir me regarder dans une glace tous les matins. Par ailleurs, faut pas exagérer la pression, même si elle est forte. Et Je préfère assumer ce risque que me coucher ! J’ai été syndicaliste, je me suis battu toute ma vie contre le totalitarisme, ce n’est pas à 60 ans que je vais me renier et abandonner le combat pour la démocratie, la liberté, la laïcité, l’égalité entre hommes et femmes, la liberté de conscience, le droit de croire ou de ne  pas croire… Si on ne se bat plus pour ça à 60 ans, qu’est-ce qu’on fait encore sur terre ?

 

 

14:45 Écrit par Mireille Vallette | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | Digg! Digg |  Facebook | | |

25/03/2013

Quels liens entre spiritualité, laïcité et racisme?

 

La semaine contre le racisme devient islamo-surréaliste. (Voir l'excellent papier de Pascal Holenweg à propos du titre de ces manifestations et d’une exposition sur le voile). Vendredi, la mosquée de l'islamiste Hani Ramadan 1) organisait un échange avec une brochette de personnalités du monde religieux, dont beaucoup sont membres de la Plateforme interreligieuse. 2) Samedi, c’était au tour de la mosquée saoudienne genevoise de parler islam et laïcité, toujours dans ce cadre de l’antiracisme, selon la définition qu’en donnent désormais les intégristes et leurs compagnons de route.

 Qu’en est-il du racisme des ressortissants des Balkans et d’autres populations immigrées envers les Noirs? Du racisme des Noirs entre eux? Du  racisme anti-Blancs? De l’intolérance des croyants musulmans à l’égard des autres religions? Oubliez! L’axiome de base de ces semaines, c’est que seuls les blancs d’origine qui biberonnent à l’antiracisme dès leur naissance et qui ont intégré des millions d’immigrés de toutes origines deviennent racistes. C’est un grand mystère…

Public musulman 

Question racisme, le thème de la soirée de ce vendredi était encore plus mystérieux : «Quels liens spirituels entre les êtres humains dans une société laïque?» 

 Dans le public, une écrasante majorité de femmes portent le foulard. J’en déduis -les hommes étant exonérés du marqueur - que le public masculin est aussi musulman . 

Premier sentiment d’étrangeté: Hani Ramadan ouvre la soirée en arabe. Une bonne partie de la documentation étalée sur la table est aussi dans cette langue.  

André Castella, Délégué à l’intégration, se dit très préoccupé par la «montée des extrêmes», phénomène qu’il illustre ainsi: «Certains disent aujourd’hui vouloir une Europe blanche et chrétienne.» Quelle horreur! 

Mais beaucoup plus disent vouloir une Europe musulmane et régie par la charia. Quel bonheur?

 Le sondage paru dans Le Monde la veille où les trois quarts des Français estiment que l’islam est intolérant et qu’il est incompatible avec les valeurs de la République suggère cette seule réflexion au délégué: «Il faut que ce chiffre baisse!»  

La prière avant la Table

Durant les présentations, assez confuses, les sept dialogueurs n’ont que bonnes paroles les uns envers les autres: respect, compatibilité entre spirituel et laïcité, acceptation de l’autre «quels que soient ses traditions, son habillement sa façon de prier…» 

 Hafid Ouardiri est en souffrance. «Pour moi, la laïcité est un pilier. Mais je suis taxé d’ennemi de cette laïcité!» Il a mal aussi devant l’interdiction des minarets, la hausse de l’islamophobie, et réclame une «acceptation positive de toutes les différences culturelles et éthiques». Claire Regad le rassure: les catholiques «considèrent avec respect et estime les règles des autres religions.» Quant à Jean-Claude Mokry, il remercie les amis musulmans d’avoir interrompu la manière ronronnante dont les chrétiens percevaient la laïcité. 

A ce moment, Hani Ramadan réveille les ronronnants et nous prouve que nous ne sommes vraiment plus dans le même univers: Table ronde ou non, hôtes ou pas, il est l’heure de la prière. Dix minutes d’interruption! Je me demande ce que feront ces croyants obsessionnels quant ils occuperont, en nombre, d’importantes fonctions (conseillers d’Etat, juges, travailleurs sociaux, policiers…)  Peut-on imaginer qu’ils puissent privilégier l’intérêt public et pas celui de leurs frères et sœurs en islam? 

Le moment des questions arrive. Je me lance. «Les musulmans prennent de plus en plus de place dans ces semaines antiracistes. Or, les musulmans ne sont pas une race.» André Castella rectifie: «Les races n’existent pas, mais le racisme oui. Le racisme anti-frontaliers, le racisme anti-musulman …»

A quand la lutte contre le racisme anti-femme?

Sceptique sur le moment, je me rallie aujourd’hui à cette nouvelle définition. Et je propose que le racisme anti-femmes soit à l’ordre du jour de la prochaine semaine d’actions. Il y a beaucoup à dénoncer: extension de revendications misogynes, volonté de contrôler le corps et la sexualité des femmes, demandes de suppression de la mixité, de dispenses de natation, de certificats de virginité, de réfection d’hymens… 

Je questionne aussi les dialogueurs sur les débats de leur plate-forme, puisqu’ils paraissent si bien s’entendre. (Rappelons par exemple que pour l’islam, les chrétiens ont falsifié leurs textes, qui étaient musulmans, et que 17 fois par jour dans leurs prières, ils les qualifient d’«égarés»). J’exprime mon étonnement qu’aucun orateur chrétien n’ait évoqué les dramatiques persécutions que subissent leurs coreligionnaires dans les pays musulmans. Je fais remarquer que le commentateur du sondage du Monde, le musulman Abdennour Bidar, affirme que proclamer que l’islam n’a rien à voir avec le terrorisme est ubuesque. A propos de cette hostilité qui monte en Europe, j'interroge les musulmans sur leur absence totale d’autocritique. Et sur le fait qu’ils semblent se rallier à la laïcité, alors que pas une seule nation islamique n’est devenue laïque, ni ne reconnaît la liberté religieuse… » Enfin, je m’élève contre l’avis trois fois énoncé qu’il faut accepter toutes les cultures et traditions. Personnellement, je n’accepte pas, par exemple, celles qui traitent les femmes en inférieures… »

(là, on m’enlève -avec raison-  le micro…)

Les moments exquis de l'autocritique chrétienne

Les orateurs condamnent mes propos. Les chrétiens m’indiquent que le dialogue religieux ne va pas de soi, «notamment avec les fondamentalistes évangéliques», que «la séparation de l’Eglise et du temporel a pris des siècles», qu’il faut «travailler là où on est, car on n’a aucun moyen de faire changer quelque chose là-bas». L’un d’eux se félicite au passage de n’être pas «impliqué dans cette période affreuse des Croisades…»

hani ramadan,table ronde,antiracisme,culpabilité occidentale

J’envie alors les moments exquis que vivent les leaders musulmans lors de ces débats. Le miel qui coule dans leurs oreilles à l’écoute du rappel incessant par les athéo-chrétiens de leurs vilaines actions passées, présentes, et sûrement à venir. Or, jamais un religieux musulman ne fait la moindre autocritique. Cette soirée ne fera pas exception: aucun d’entre eux ne prendra la peine de répondre à l’un de mes reproches.

André Castella, lui, s’enthousiasme : «Nous sommes là. C’est extraordinaire! Au lieu de s’envoyer des bombes, on s’envoie des paroles!»  

 Euh… Juste une précision Monsieur le Délégué : ailleurs, où ce débat entre chrétiens et musulmans n’existe pas, qui envoie les bombes?

L'islam ne connaît pas la laïcité et ça ne changera pas!

Hani Ramadan, lui, ne se sent aucunement tenu de slalomer pour ne pas blesser ses hôtes: «L’islam ne connaît pas la laïcité. Ici, les musulmans ont une prise de conscience qui leur permet de s’intégrer. Mais dans un débat de civilisations, on doit dire que le shéma de l’Occident n’est pas celui de l’islam. Il faut connaître la charia de l’intérieur et se demander si on peut intégrer la laïcité. Si l’on considère l’Occident, la laïcité est-elle la meilleure voie ? La perte de valeurs, de repères…»

Bref, tant que les musulmans vivent dans des sociétés dont le pouvoir leur échappe, il leur faut profiter des incroyables libertés qu’elles leur offrent pour étendre leur emprise. Mais dès qu’il sera possible  de créer une société islamique, bonjour la charia et adieu libertés et laïcité!

Une courtoisie à relever 

Le débat a été très courtois. Malgré les tentatives de changer de sujet, les questions me revenaient souvent: «Avez-vous lu le Coran? Avez-vous compris ce qu’il dit? En Lybie, une communauté d’Italiens chrétiens vivent sans la moindre persécution…» «Comment pouvez-vous affirmez que le Coran condamne les autres religions?» (je ne me souviens à vrai dire pas très bien de cette question, seulement de ma réponse : «J’ai avec moi un livre dans lequel j’ai recopié une trentaine de versets qui incitent à combattre les non-musulmans. Voulez-vous que je vous les cite?» Mon interlocuteur décline.) Plusieurs jeunes gens ont voulu poursuivre la discussion après la table ronde. Tellement assurés de la perfection de l’islam et du Coran qu’ils ne désespéraient pas de m’en convaincre.3)

En fin de compte, je me demande à quoi servent ces incursions chez mes adversaires (musulmans fondamentalistes et compagnons de route) vu qu'aucune ligne jamais ne bouge. A rédiger un papier de blog? 

 

1)Au nom de l’Union des organisations musulmanes de Genève (UOMG) dont il est président

2)Swami Amarananda, Centre Védantique ; Henri Maudet, protestant ; Hélène Quelen et Jean-Claude Mokry, Église catholique chrétienne ; Hafid Ouardiri, Fondation pour l'Entre-connaissance, Claire Regad, Église catholique romaine.

3)A ce propos, une jeune femme m’a donné son adresse e-mail pour poursuivre le débat entre quatre yeux, mais j’ai égaré le papier. Si par hasard elle lit ce blog, elle serait aimable de me renvoyer ses coordonnées.

 

24/02/2013

Nouvelles du front islamiste

Le CEO des blogs de la Tribune m’a mise en garde : «Attention à la monoculture!» Je lui ai demandé s’il aurait fait cette remarque  à un adversaire du fascisme durant les années 30. Je me sens très exactement dans cette situation face à la sauvagerie croissante de groupes islamistes et à l’islam totalitaire qui enserre la planète musulmane et croît en Occident. 

Durant une petite semaine, je n'avais pas regardé les sites qui informent sur les manifestations de ce totalitarisme. Elles sont toujours étonnamment nombreuses. En voici quelques-unes.


L'OCI et la liberté d'expression

L’Organisation de la conférence islamique (OCI), lobby religieux animé entre autres par les régimes les plus barbares du monde musulman œuvre avec détermination à faire reconnaître et punir le «dénigrement des religions» dans les pays occidentaux. Un des responsables de l’OCI, le Pakistanais Rizwan Saeed Sheikh, a annoncé que la prochaine session du «Processus d’Istanbul» (créé dans le but d’obtenir cette restriction à notre liberté d’expression) se tiendra durant ce semestre et aura pour objet «la criminalisation du dénigrement des religions». De nombreux pays occidentaux, et en première ligne les Etats-Unis participent au processus.

Apparemment, nos démocraties n’osent pas rappeler qu’aucune nation musulmane n’accorde la liberté religieuse. Une demi-douzaine de pays condamnent même à mort ceux qui veulent quitter l’islam. Tant que cet état de fait dure, le dénigrement est un devoir.

Il faut, a dit Sheikh, «prendre des mesures efficaces contre de tels actes d’incitation à la haine et à l’intolérance qui peuvent mener à la violence et à des pertes de vie »… Dans son pays existe une loi sur le blasphème source des pires exactions. Elle permet de traîner devant les tribunaux des chrétiens, des voisins dont on convoite le terrain, des enfants accusés d’avoir déchiré un Coran. Deux personnalités favorables au respect des chrétiens, dont un ministre, ont été assassinées. Et on ne compte plus les traitements inhumais infligés par les talibans du cru aux femmes, aux filles et à leurs écoles, à tous ceux qui déplaisent à ces islamistes.

Depuis 2001, avec ou sans dénigrement, des terroristes ont ôté des dizaines et des dizaines de milliers de vies à des innocents au nom de l’islam, au cours de quelque 20'000 attentats. On ne connaît pas de régime musulman qui arrive tout simplement à gouverner avec d’autres branches de l’islam ou d’autres religions. L'OCI n'est pa sintéressée.

Croyez-vous que les pays occidentaux rappellent ces réalités? Non, ils se couchent. Ils ferment les yeux et livrent nos démocraties à ces liberticides.

En France, le gouvernement entend  revoir « le cadre de la liberté d’expression », en particulier sur internet. Les sites qui donnent des informations soigneusement tues par l’ensemble de la grande presse, notamment à propos de l’islamisation des sociétés occidentales, peuvent craindre pour leur existence. 

 

Sur la planète musulmane

Depuis que les Frères musulmans (voir cette remarquable émission de la TV belge) et les salafistes ont monté en force, la chasse aux chrétiens est ouverte.  Dernier épisode : l’église Saint-Georges de Sarsena à une centaine de km du Caire a été attaquée par une foule  emmenée par des fanatiques à la sortie de la «grande prière du vendredi». Objets incendiaires, pierres, briques: l’église s’est effondrée. Plusieurs chrétiens, dont le prêtre, ont été blessés. Les forces de l’ordre sont restées impassibles.

Les Forces de sécurité libyennes ont déclaré avoir arrêté quatre personnes à Benghazi soupçonnées de tentative de convertir des Libyens au christianisme. Selon le gouvernement de la Libye, les suspects imprimaient et distribuaient des livres sur leur religion.

En Tanzanie, un groupe de jeunes musulmans qui voulaient protester contre des boucheries non halal ont attaqué plusieurs chrétiens avec des bâtons et des machettes. Dans la confrontation, le pasteur de l’Eglise locale a été décapité.


L’Occident confronté au radicalisme

Au Canada, la Fédération des femmes du Québec, bien connue pour ses compromissions avec l’islamisme, prépare ses états généraux. Elle vient d’exclure deux de ses membres : Leïla Lesbet, féministe d’origine algérienne, et l’anthropologue Michèle Sirois, toutes deux opposées au voile. Des femmes islamistes font partie du comité du mouvement.

La City University de Londres a fermé la salle des étudiants musulmans dédiée à la prière du vendredi. Une fondation qui lutte contre le radicalisme, a publié un rapport sur les sermons. Il affirme que des vues radicales sont encouragées. Dans un sermon enregistré, le prédicateur dit: «L’état islamique enseigne qu’il faut amputer la main des voleurs. Oui, il enseigne cela. Et il enseigne également qu’il faut lapider les adultères. En nous disant cela, l’état islamique nous dit et nous enseigne de tuer les apostats, oui il enseigne cela». 

Un étudiant a assisté, le 13 février à l’Université de Manchester, à une réunion de l'Union des étudiants organisée par la société Global Aspirations of Women (aspirations globales des femmes). En réponse à ses questions, la présidente de la réunion a confirmé que dans sa société idéale, elle n’aurait pas de problème à tuer un homosexuel.

Trois « Britanniques », Irfan Naseer, Irfan Khalid, et Ashik Ali, ont été reconnus coupables, d’avoir planifié des attentats. Selon le procureur, ces attaques auraient pu représenter l’un des plus terribles actes de terrorisme en Grande-Bretagne, plus meurtrier que ceux de  juillet 2005 qui avaient fait 56 morts.

Sur la côte Est des Etats-Unis, début février, deux chrétiens coptes récemment immigrés d’Egypte ont été assassinés puis décapités et amputés des mains par un  islamiste radical. 

Le maire de Malmö en Suède critique avec virulence l’ exposition prévue de l’artiste Lars Vilks qu’il accuse d’islamophobie.  Selon le Centre de l’islam de Malmö, la région compte 100.000 habitants «de tradition musulmane». On craint des violences…

Huit personnes avaient été arrêtées en 2009 aux Etats-Unis pour avoir entre autres planifié l’assassinat de l’artiste. En Suède, trois hommes accusés d’avoir également préparé son assassinat ont été acquittés en janvier.

Début février, le combattant pour la liberté et contre l'islam totalitairet Lars Hedegaard, danois, a été victime d’une tentative d’assassinat.

 

 

 

 

 

 

21:18 Écrit par Mireille Vallette | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | Digg! Digg |  Facebook | | |

21/02/2013

Marx et l’opium du peuple: une pièce au dossier

 
J’aime à rappeler que la gauche prenait pour irrécusable dans les années 70 l’affirmation de Marx que «la religion est l’opium du peuple». D’où mon étonnement que si la religion chrétienne reçoit encore sa part de condamnations sans appel (voir le débat français sur le mariage et l’adoption homosexuels), l’islam est étrangement innocenté de cette approche critique (voir le même débat). 
 
Je suis retombée sur le texte qui contient la phrase historique. Au-delà ou en deçà de sa validité, il rappelle la vivacité d’esprit et l’art de l’écrit de celui qui fut l’inspirateur de sociétés idéales dont la concrétisation a été pire que celles qu’il fustigeait.  
 
Si les hommes sont bien les inventeurs des religions (c’est ma conviction), le rôle de ces dernières est évidemment plus complexe que celui de la vision matérialiste. D’aucuns leur reconnaissent par exemple celui d’inscrire du sens dans l’existence, de poser des repères moraux pour éviter la jungle humaine, d’apporter l’espoir que la vie d’ici-bas n’est pas le terme de l’existence. 
 
On observera que malgré cette religion chrétienne omniprésente –et en partie à cause d’elle, le système capitaliste en Occident a produit au fil de multiples vicissitudes, l'organisation générant le plus d’abondance et le moins d’injustices. Et ceci parallèlement à une lente érosion de la croyance. Mais l’abandon de cette forme d’aliénation qu'est lla religion, n’a pas produit les fruits qu’imaginait Marx. L’homme est lui-même devenu ce  «soleil» dont parle le philosophe. Et on sait quels maux ses rayons éclairent : individualisme, absence de repères moraux, liens de consommateur vis-à-vis de l’Etat, absence de sentiment d’appartenance à une collectivité politique. 
 
Après cette introduction un brin sommaire je vous l’accorde, voici donc le texte de Marx. Comme on dit dans la presse, les intertitres sont de la rédaction qui a aussi ajouté quelques marques de paragraphes.
 
 
L’arôme spirituel du monde
 
« Voici le fondement de la critique irréligieuse: c'est l'homme qui fait la religion, et non la religion qui fait l'homme. A la vérité, la religion est la conscience de soi et le sentiment de soi de l'homme qui, ou bien ne s'est pas encore conquis, ou bien s'est déjà de nouveau perdu. 
 
Mais l'homme, ce n'est pas un être abstrait recroquevillé hors du monde. L'homme, c'est le monde de l'homme, c'est l'État, c'est la société. Cet État, cette société produisent la religion, une conscience renversée du monde, parce qu'ils sont eux-mêmes un monde renversé. La religion est la théorie générale de ce monde, son compendium encyclopédique, sa logique sous une forme populaire, son point d'honneur spiritualiste, son enthousiasme, sa sanction morale, son complément cérémoniel, son universel motif de consolation et de justification. Elle est la réalisation chimérique de l'essence humaine, parce que l'essence humaine ne possède pas de réalité véritable. 
 
Lutter contre la religion, c'est donc, indirectement, lutter contre ce monde-là, dont la religion est l'arôme spirituel.
 
Le soupir de la créature accablée
 
La misère religieuse est tout à la fois l'expression de la misère réelle et la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée, l'âme d'un monde sans cœur, de même qu'elle est l'esprit d'un état de choses où il n'est point d'esprit. Elle est l'opium du peuple.
 
Nier la religion, ce bonheur illusoire du peuple, c'est exiger son bonheur réel. Exiger qu'il abandonne toute illusion sur son état, c'est exiger qu'il renonce à un état qui a besoin d'illusions. La critique de la religion contient en germe la critique de la vallée de larmes dont la religion est l'auréole.
 
Le soleil illusoire qui gravite autour de l’homme 
 
La critique a saccagé les fleurs imaginaires qui ornent la chaîne, non pour que l'homme porte une chaîne sans rêve ni consolation, mais pour qu'il secoue la chaîne et qu'il cueille la fleur vivante. 
 
La critique de la religion détrompe l'homme, afin qu'il pense, qu'il agisse, qu'il forge sa réalité en homme détrompé et revenu à la raison, afin qu'il gravite autour de lui- même, c'est-à-dire autour de son véritable soleil. La religion n'est que le soleil illusoire, qui gravite autour de l'homme tant que l'homme ne gravite pas autour de lui-même.
 
La critique du ciel versus celle de la terre
 
C'est donc la tâche de l'histoire, une fois l'au-delà de la vérité disparu, d'établir la vérité de l'ici-bas. Et c'est tout d'abord la tâche de la philosophie, qui est au service de l'histoire, de démasquer l'aliénation de soi dans ses formes profanes, une fois démasquée la forme sacrée de l'aliénation de soi de l'homme. La critique du ciel se transforme ainsi en critique de la terre, la critique de la religion en critique du droit, la critique de la théologie en critique de la politique. »
 
Introduction à la Critique de la philosophie du droit de Hegel (1844; trad. M. Rubel, Gallimard).
 
 
 

10:41 Écrit par Mireille Vallette | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | Digg! Digg |  Facebook | | |

17/02/2013

Vrais et faux journalistes au pays d'Ennahda

 Quand on a demandé à Bourguiba «Qu'y a-t-il entre vous et les Frères musulmans?, il a répondu: entre moi et eux il y a quatorze siècles."*

 
La Tunisie a fait l'objet de deux reportages (au moins) de la RTS la semaine dernière. L'un est atterrant de vacuité, l'autre rappelle que le professionalisme journalistique existe encore. Et ce n'est  pas seulement parce que j'adhère au combat pour la liberté des Tunisiennes.
  
Je vous conseille de commencer par "Quinze minutes", diffusé samedi. Il avait pour titre: "Rencontre avec les enfants d'Ennahda". C'est un exemple du journalisme tongs et parasol. Ses prérequis?
 
1)  Ne rien étudier du sujet traité (Ennahda, c'est-à-dire Frères musulmans)
2)  Ne pas poser la moindre question précise 
3)  Ne jamais mentionner un fait qui  amoindrirait ou contredirait les propos  de ses interlocuteurs. 
 
Bref, on prend le micro et on ouvre. Les enfants d'Ennhada, qui savent quels sont les soucis des Euopéens, ne  se privent pas: ils sont tous démocrates, progressistes, voire féministes. Leurs vêtements modernes fascinent le journaliste, pour lequel baskets et tshirt sont le signe sûr que ces jeunes sont l'exemple même de l'ouverture. 
 
Pour être rasséréné sur le métier (mais angoissé sur l'avenir du pays), passer à Temps présent qui traite du combat des Tunisiennes contre l’obscurantisme, celui des salafistes, mais bien évidemment aussi d'Ennahda. Et contredit sans appel la tranquille complaisance de "Quinze minutes".
 
Contre ces courant moyennâgeux, des femmes prennent des risques majeurs, l'agression, voire l'assassinat. Elles sont heureusement appuyées par de nombreux hommes qui tiennent aux libertés de leurs compagnes, et aux leurs, puisque les islamistes ne s’arrêteront pas à l'asservissemetn des femmes. Et ces hommes aussi prennent de grands risques, on l'a encore vu tout récemment.
 
Ce qui est terrifiant, c'est que la frange violente, sans scrupule, prête à donner sa vie pour une théocratie inhumaine est rarement perdante dans ces combats.
 

16:37 Écrit par Mireille Vallette | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, féminisme, ennahda | |  del.icio.us | Digg! Digg |  Facebook | | |

09/02/2013

Les adeptes de la «tolérance zéro» tolèrent 3 millions d’excisions pas an

Comme pourrait dire Jean Ziegler qui aime ce genre d’images fortes, « le temps que je poste ce papier, 24’000 fillettes ont été  excisées ». Mais notre Chevalier Blanc s’intéresse peu au sujet.

 Les traditionnelles célébrations de la Journée mondiale contre l’excision m’ont échappé. C’est en lisant le blog d’un mien confrère,  Gorgui Ndoye, que j’ai découvert cet oubli. Je m’en veux. Et plus encore d’apprendre à cette occasion que l’ONU a voté dans la plus stricte discrétion la PREMIÈRE  RÉSOLUTION contre les MGF en novembre dernier.

Après quelque 60 ans d’existence, l’organisation ouvre prudemment une paupière. A feuilleter les articles réalisés à cette occasion,  ça permet au beau linge de s’applaudir, surtout pas de faire son autocritique.

 

Excision en milieu stérile

 L'UNICEF s’est tout de même penchée sur le fléau il y a quelque temps. L’OMS aussi. Durant des années, cette dernière a mené la lutte en détaillant le catalogue des séquelles et risques sanitaires. Elle récolte  le fruit de cette erreur de stratégie: un nombre croissant de parents font mutiler leurs filles par le corps médical. Propre et sous anesthésie.

 L’OMS, qui n’en est pas à une vanterie près, s’engage à éliminer les MGF en une génération.

 

Rendez-vous dans 100 ans?

 On a donc célébré ce 6 février « La Journée internationale de tolérance zéro », expression du plus haut ridicule, puisque l’on tolère cette année comme les autres la mutilation de trois millions de fillettes !

 Gageons que dans 100 ans, l’humanité reconnaissante pourra encore lancer son ode aux villages du Sénégal et de Côte d’Ivoire -vedettes 2012- qui ont renoncé à cette part de leur patrimoine culturel. Et compter le nombre de manieuses de couteaux reconverties.  Selon l’auteure de « Mutilée ! »,  Khady Koita, « au Sénégal entre 2005 et 2010, il y a eu seulement 2 % d’actes de mutilations sexuelles en moins»

Mais pourquoi se presser, puisque des femmes endurent silencieusement cette torture depuis 3000 ou 4000 ans?

 

Ne pas pointer du doigt une religion? Difficile!

 Mon confrère affirme, comme toutes les bonnes âmes engagées dans la lutte, qu’« il ne s'agit pas de pointer du doigt une culture ni une religion ». Hélas, il le faut. Car s’il est vrai que rien n’est dit de l’excision dans le Coran, les mutilations sont néanmoins pratiquées par plus de 300 millions de musulmans. Et sans un vaste mouvement issu de leurs rangs, les mutilations ne cesseront pas. On ne sent aucun frémissement dans ce sens. Au contraire: "Le Conseil des Oulémas indonésiens déclare "droit humain" l'excision", nous apprend L’Observatoire de l’islamisation du 29 janvier dernier.

 Le Docteur genevois, Gabor Varadi, fondateur de l’association Swiss & Love qui s’occupe de réparer les dégâts des mutilations génitales confirme (exception rarissime dans le milieu): « aujourd’hui, l’excision est pratiquée dans une grande majorité des populations noires d’Afrique sub-saharienne, d’Egypte et dans des communautés le plus souvent musulmanes. » Et les populations musulmanes qui excisent croient dur comme fer que l'islam l'exige. 

 Parmi les 32 pays qui excisent, 29 font partie de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), seul et néanmoins puissant lobby religieux de l’ONU. Mais l’OCI est tellement préoccupée à la fois par les cuisantes discriminations infligées aux musulmans dans les pays occidentaux et par l’absence criminelle de lois interdisant les moqueries du prophète, qu’elle n’a pas une minute à consacrer aux MGF.

 

Les fondamentalistes à la tâche

 Chaque fois qu’un gouvernement envisage ou promulgue une loi qui interdit ces barbaries, les musulmans fondamentalistes expriment leur rage dans la rue et accusent les Occidentaux de de vouloir supprimer cette attachante tradition… Ce qui n’est pas faux vu les quantités de millions que ces derniers investissent dans ce sombre complot. 

Encore que parfois, les salariées de la lutte ont, me semble-t-il, un disours assez étonnant (ou est-ce moi qui cherche la petite bête?)

 Les femmes, souvent illettrées ou peu scolarisées, avancent beaucoup de justifications pour défendre l’excision. Les hommes  en revanche savent exactement pourquoi ils veulent des femmes « pures ». Ce qui me rappelle un dialogue que j'ai entamé avec Moussa, un Malien de 19 ans hébergé dans ma famille dans le cadre d’un échange scolaire (le Mali excise la quasi-totalité de ses fillettes) : 

-          - Feras-tu exciser tes filles si tu en as?

-          - Oui

-         -  Pourquoi ?

-         -  C’est la tradition

-         -  Sais-tu que cette tradition a pour but de supprimer le plaisir sexuel de la jeune fille afin qu’elle garde sa virginité, et de l’épouse afin qu’elle n’ait pas envie de tromper son mari ?

Mo     Moussa acquiesce.  Cette réalité ne semble pas lui poser le moindre problème.

Do  Dommage pour lui aussi: les hommes des sociétés exciseuses préfèrent dans leur écrasante majorité faire l'amour avec des femmes impures. Elles ne se plaignent pas de douleurs et ont plus souvent envie de pratiquer cet exercice.

 

 

14:44 Écrit par Mireille Vallette | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : excision | |  del.icio.us | Digg! Digg |  Facebook | | |

02/02/2013

Quand les fanatismes chrétien et juif volent la vedette au fanatisme islamique

 

Dans un commentaire de mon papier précédent, un lecteur signant «Liberté chérie» me conseillait un débat consacré aux origines du fanatisme. Il espérait que je trouverais des solutions à mon «propre fanatisme».

J’aime les conférences et les débats, j’ai donc suivi son aimable suggestion.

Le premier de ces trois « Cafés Sagesse de l’Humanité » consacrés au fanatisme examinait ses mobiles psychologiques. Le deuxième, auquel j’assistais ce jeudi 24 janvier, se proposait d’éclairer ses dimensions collectives.

Au micro: Alexandre Ahmadi, musulman et psychiatre, Philippe Gonzalès, sociologue et spécialiste des communautés évangélistes, et Marc Raphaël Guetsch, Grand Rabbin.

 Le cadre : le sous-sol de la librairie arabe L’Olivier, friande de dialogues interculturels, au milieu des œuvres colorées de Gérald Poussin. Le public est mêlé, le lieu est bondé.

J’avoue n’avoir pas su qu’il s’agissait d’un dialogue interreligieux. Ça m’a un peu gênée. Je suis athée et comme l'écrasante majorité de mes concitoyens, je navigue hors de ces circuits. Les problèmes de fanatisme que nous rencontrons aujourd’hui ne me paraissent pas dus à des malentendus religieux.

N’empêche : là comme ailleurs, s’abreuver à des paroles de science et de sagesse ne peut faire que du bien. Témoin quelques citations entendues ce soir-là et mises en exergue (au hasard) dans ce texte.

 

"Affirmer qu’on est la Vérité, c’est le début
du fanatisme."


Dans une première intervention, Alexandre Ahmadi traite des trois religions monothéistes par le filtre jungien (meurtre du père, du fils, psychose, névrose, difficultés identitaires...). Le propos, que je ne saurais résumer, vole haut. Il n’atterrira pas.

C’est tout le contraire lorsque les Evangélistes passent au tamis du sociologue. Celui-ci illustre son propos théorique par un exemple récent où des manipulateurs chrétiens, Américains et Genevois, on fait prier durant 12 heures d’affilée leurs ouailles, avec critiques, autocritiques et enfumages divers, le tout sur un lit de sectarisme. Quant au rabbin, il met en évidence une tendance nationaliste ultra orthodoxe en Israël, qui estime que chaque pouce de ce pays appartient aux juifs et dont le passage à la violence n’est pas exclu.

 

"La parole de Dieu est unique, mais l’écoute
est plurielle."

 

Après ces interventions, place aux questions. Climat serein et interrogations inspirées par les propos des orateurs. Mais alors que la soirée approche de sa fin, une participante questionne: « Je suis un peu étonnée que l’on ait beaucoup parlé des fanatismes juif et chrétien, et pas du plus terrible aujourd’hui, le terrorisme, les ceintures d’explosifs... Peut-on vraiment comparer les deux premiers avec celui-ci ? »

Un frisson parcourt la salle.

Comme s’il devait éteindre les braises d’un incendie naissant, le rabbin s’énerve et sermonne: "Nous ne sommes pas là pour juger, mais pour nous inerroger, nous n'avons pas de réponse toute faite...,etc." Le sociologue prend la parole pour insister sur le caractère très dangereux du fanatisme évangélique: une brigade d’Américains est allée prêcher la haine des homosexuels en Ouganda avec un tel succès que le pays est sur le point de voter une loi qui les condamne à mort. Un ange passe… le sort des homosexuels dans les pays musulmans effleure certains esprits.

Le psychiatre répond aussi, il affirme son «opposition au djihad», mais l’interpellatrice précise qu’elle ne demande pas cela: elle a soif d’explication. Elle ne l’aura pas. Pour Le Dr Ahmadi d'ailleurs, «le djihad est encore une tout autre question».

 

"Ce qui manque, c’est le doute. Celui-ci est le meilleur moyen
de dialoguer et d'évoluer
."

 

Loin de moi l’idée que l’intention des orateurs était d'escamoter le fanatisme islamique. Mais le fait est que ce fanatisme-là, le plus effrayant aujourd'hui, était absent, concrètement, des présentations et donc de la plupart des questions. Est-ce l’effet du hasard ? Une sorte de prudente et involontaire autocensure ?  

Ce qui m’amène à cette question : est-il possible aujourd’hui de mener un débat serein et courtois lorsque le fanatisme musulman ou simplement l’islam sont invités à la table? La réponse est probablement non. Le précédent Café Sagesse, auquel je n’ai pas assisté, me contredit-il? Franchement, je le souhaite. Et qu’en sera-t-il du prochain?

Ces soirées, qui laissent une large place aux questions, sont organisées par la Fondation Racines et Sources. La prochaine, le 27 février, se penchera sur l’aspect politique du fanatisme. Elle n’aura pas forcément lieu à la même enseigne: se renseigner sur le site.

 

19:11 Écrit par Mireille Vallette | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : débat, fanatisme | |  del.icio.us | Digg! Digg |  Facebook | | |

21/01/2013

Deux artistes yéménites se jouent du voile

 

Après  la violence (note précédente), voici deux exemples d'une autre manière de lutter: des oeuvres belles et fortes, des protestation exprimées par l'art, l'inspiration, l'humour. Par le texte et la photo.

La journaliste et écrivaine yéménite, Hind Alerayi pose à partir des étapes de son existence, des questions simples et limpides sur les codes que sa société oblige, femmes et hommes, à respecter. Elle dit, comme sa compatriote par la photo, le désir féminin, le paradoxe, l'irrationel.

Hind Alerayi rejoint un constat qui m'est apparu plus clairement depuis les événements du Printemps arabe, qui montra au Caire des scènes bestiales d'agression sexuelle.

Pour les guides spirituels intégristes, il faut couvrir le corps et les cheveux féminins afin de différencier les filles et femmes musulmanes pudiques des femmes occidentales légères, proches de la prostitution. En Occident, où les interdits sexuels ont fortement diminué, femmes et hommes oeuvrent ensemble, en pleine mixité, dans la plupart des activités. 

Que donne cette différence de cultures, la sévère et la laxiste? Dans les pays arabo-musulmans où la plupart des femmes sont largement couvertes et où la ségrégation est la règle, l'obsession sexuelle est omniprésente et le harcèlement, les attouchements, les mains baladeuses représentent un fléau que des victimes, Egyptiennes en particulier, dénoncent depuis des années avec colère.

Ce fléau n'existe pas dans les démocraties où hommes et femmes s'habillent et se côtoient en toute liberté.  

L'image parle

Il faut aussi découvrir es photos de la compatriote de Alerayi Boushra Almutawakel. Elles posent à leur manière subtile et forte les mêmes questions.

voile-hf.jpg

Je remercie mon ami François de m'avoir fait connaître ces artistes par le biais de la blogueuse Polluxe. François... un militant socialiste d'un troisième type qui n'a aucun tabou idéologique, adore le débat, la contradiction, les remises en question de convictions bien assises. François, explorateur infatigable d'idéesNet susceptibles d'injecter des doses de complexité dans la réflexion socio-politique.  Et qui contrairement à moi (qui ai mes raisons) ouvre ses correspondants sur une palette infinie d'intérêts. 

http://gplus.to/fbrutsch

 

 

 


11:44 Écrit par Mireille Vallette | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : yéménites, artistes, voile | |  del.icio.us | Digg! Digg |  Facebook | | |

16/01/2013

L'islam violent touche aussi l'Allemagne

Soeren Kern, spécialiste -très critique- au Gatestone institute, relève les faits majeurs de l’actualité islamique 2012 en Allemagne (original en anglais, traduit par Nancy Verdier).  J’en ai fait un résumé que je vous propose. J’avais relevé quelques-uns des événements cités dans Boulevard de l'islamisme

Ces faits sont particulièrement illustratifs de la l’islamisation des pays européens avec une composante de plus en plus accentuée de violence.

Kern s’est livré au même exercice pour la France. (Je ne l’ai pas résumé.) Dans les deux pays, des sondages montrent que l’image de l’islam et des musulmans est de plus en plus négative. 

Pour compléter ce qui a trait à la France, je vous invite à lire l’interview de Joaquim Véliocas que j’ai faite pour lesObservateurs. Ce spécialiste, par ailleurs responsable du site L’Observatoire de l’islamisation  est l’auteur d’un ouvrage magistral qui montre les compromissions honteuses auxquelles se livrent les autorités politiques de l’Hexagone. Une succession de révélations dont aucun média important n’a parlé.

 

Faits et image de l'islam en  2012

Les musulmans représentent en Allemagne quelque 4,5 millions de citoyens sur 81 millions d’habitants. La démographie des adeptes de Mahomet est en forte croissance.

 

Janvier. Les autorités allemandes confirment qu’elles mettent sous surveillance les sites internet germanophones qui critiquent l’immigration musulmane et l’islamisation en Europe. Manfred Murck, directeur de la filiale hambourgeoise de l’Agence de renseignement intérieure allemande, déclare que la possibilité pour ces citoyens d’être condamnés pénalement pour incitation à la haine est en cours d’examen.

Les musulmans de Duisbourg, l’une des villes les plus islamisées du pays, demandent le droit de transformer les églises qui ferment en mosquées. Les lieux de culte musulmans (dont 40 méga-mosquées) se multiplient.

L’université de Tübingen inaugure le premier département de théologie islamique allemand. Trois autres sont planifiés. Le gouvernement allemand espère ainsi créer un antidote aux «prêcheurs de haine». D’autres analystes craignent au contraire qu’un islam dur s’introduise ainsi dans le système universitaire.

Février. Le ministre de l'intérieur du Land de Rhénanie-Palatinat Jochen Hartloff, se dit favorable à l’introduction de la loi islamique pour des questions de droit civil : résolutions de problèmes familiaux tels que pensions alimentaires et divorces, contrats financiers. Ils pourraient selon lui avoir un «effet pacificateur» dans le pays. Michael Frieser, expert pour le parti conservateur sur les questions d'intégration au parlement, l’approuve. Il estime que l’introduction par des immigrés de certains aspects de leur système juridique «peut finalement servir la cause de l'intégration».

Mars. Le 9 mars à Berlin, dans le quartier très islamisé de Neukölln, Sven, un Allemand ("de souche"), essaie de faire cesser une bagarre entre deux groupes de Turcs. Ceux-ci retournent leur colère contre lui. Au cours d’un affrontement avec une vingtaine de musulmans armés de couteaux et de poignards, Sven poignarde en plein cœur l’un de ses agresseurs, Yusef Al-Abed, 18 ans. La police confirme la légitime défense. Plus de 3000 musulmans en colère assistent aux funérailles (réd: des hommes, car les femmes ne participent pas aux enterrements ).

Avril. Les islamistes radicaux lancent une campagne de distribution de 25 millions d'exemplaires du Coran, un pour chaque foyer. Ce prosélytisme est organisé par des groupes salafistes répartis dans les villes allemandes.

Mai. Le 5 mai à Bonn, une trentaine de partisans du parti PRO NRW qui s'oppose à la propagation de l'islam en Allemagne, participent à une manifestation. Certains brandissent des caricatures représentant Mahomet. Le rassemblement se disperse dans la violence (bouteilles, clubs, pierres et autres) lorsque des centaines d’islamistes attaquent la police qui tentait de séparer les deux groupes.

Au final, 29 policiers sont blessés, dont deux par des coups de poignards. Plus de 100 salafistes sont arrêtés, puis relâchés. Selon la cheffe de la police de Bonn, «ce fut une explosion de violence comme nous n'en avions pas vue depuis longtemps ».

Les autorités allemandes cherchent ensuite à réduire au silence aussi bien ceux qui manifestaient pacifiquement que les salafistes.

Juin. Les autorités lancent une vaste opération contre des islamistes soupçonnés de complot contre l'Etat. Plus de 1000 policiers perquisitionnent des foyers, appartements, mosquées et lieux de rencontre dans sept des seize états du pays, à la recherche de preuves qui permettraient au gouvernement d'interdire certains groupes. Dans un entretien au quotidien Die Welt, le ministre de l'intérieur Hans-Peter Friedrich déclare: «Le salafisme radical, c'est comme une drogue dure. Tous ceux qui y succombent deviennent violents.»

Le ministre de la défense Thomas de Maizière annonce son intention de «multiculturaliser » la Bundeswehr en recrutant davantage de musulmans dans ses rangs. Le service militaire n’est plus obligatoire depuis juillet 2011. Le projet de réorganisation visait à créer une armée plus petite et plus agile d'environ 185’000 soldats professionnels et volontaires. Elle a échoué dans ses objectifs de recrutement. La population musulmane représente une riche source de recrues potentielles.

Août. Gerhard Schindler, chef des renseignements allemands, affirme que l'Europe est en grand danger d'attaques terroristes par des extrémistes islamiques. Dans une interview à Die Welt, il déclare que les renseignement allemands sont particulièrement préoccupés par la menace que posent des jeunes qui sont nés ou ont grandi en Europe et qui voyagent dans des zones de guerre musulmans afin de se former aux méthodes terroristes.

En toile de fond de cette déclaration : un procès de quatre membres présumés d'Al-Qaïda à Düsseldorf. Les procureurs accusent les accusés, trois islamistes nés en Allemagne et un ressortissant marocain, d’avoir projeté une attaque terroriste d’envergure en Allemagne.

Les accusés sont aussi suspectés de complot en vue d’assassiner l'ancien commandant des forces spéciales allemandes, ainsi que pour un projet d’attaque d’une base militaire américaine située en Bavière.

Une enquête constate que l'islam devient une composante de plus en plus importante des mœurs et comportements des « Turco-Allemands », en particulier parmi la jeune génération. Celle-ci exprime des vues religieuses plus radicales que les aînés.

Septembre. Un tribunal de Kassel refuse la requête d’un étudiant musulman de se faire dispenser des cours de natation mixtes sur la base de ses croyances religieuses. Ce cas s’inscrit dans une tendance croissante aux conflits entre autorités scolaires et parents musulmans à propos de dispenses d’activités sportives, de cours de biologie et d’excursions.

Octobre. Un tribunal de Bonn condamne un islamiste radical à six ans de prison pour avoir poignardé deux policiers lors de la manifestation contre les «caricatures offensantes » à Bonn. Murat K, un salafiste né en Allemagne, d’ascendance turque, a admis qu'il avait blessé deux policiers avec un couteau de cuisine. Il a expliqué avoir été moralement obligé à ce geste, parce que l'Etat allemand avait permis que des images offensantes du prophète Mahomet soient montrées au public. Il a réagi au verdict en déclarant que les tribunaux allemands étaient illégitimes, seul Allah étant habilité à juger.

Novembre. Le maire socialiste de Hambourg Olaf Scholz, a signé un «traité historique» avec ses communautés musulmanes en leur accordant de nouveaux droits. La partie la plus controversée concerne l’engagement de promouvoir l'enseignement de l'islam dans le système scolaire public avec droit de regard déterminant des responsables musulmans sur le contenu.

Le même mois, Brême suit cet exemple. Le maire socialiste Jens Böhrnsen déclare que le traité reflète «le respect et la reconnaissance mutuelle de nos valeurs respectives ». 

Les critiques affirment que ces accords, les premiers du genre en Allemagne, stimuleront l'influence croissante de l'islam dans le pays en encourageant le maintien d'une société parallèle.

Une étude de 28 pages publiée par le journal de centre-droit Frankfurter Allgemeine Zeitung résume un sondage qui montre que les Allemands sont majoritairement méfiants à l’égard de l'islam et de l'immigration musulmane. 

Une majorité sont d'avis que l'islam est enclin à la violence (64%), a une tendance à la vengeance et aux représailles (60%); est obsédé par le prosélytisme (56%) et s'efforce d'influencer la politique (56%).

Plus de 80% estiment que l'islam prive les femmes de leurs droits et 70% disent que l'Islam est associé au fanatisme et au radicalisme religieux. 

Seuls 13% associent l’islam avec l’amour pour autrui, 12% avec la charité et 7% avec l'ouverture et la tolérance.

L'étude conclut que l'image de l'islam en Allemagne est «dévastatrice». Les résultats corroborent les conclusions d'autres recherches et soulignent le fossé croissant existant entre la grande majorité des Allemands et leurs élites politiques.

Décembre. Les autorités affirment que des extrémistes islamistes sont les auteurs d’un attentat raté à la gare centrale de Bonn. Un homme soupçonné d'être lié à Al-Qaïda a laissé un sac contenant une bombe sur une plate-forme de la gare. Le détonateur a été activé, mais n'a pas réussi à provoquer une explosion.

Un groupe salafiste publie plusieurs vidéos appelant ses disciples à prendre des otages allemands pour obtenir la libération de Murat K, l’islamiste qui purge six ans de prison pour avoir poignardé deux policiers à Bonn. 

 

 

 

10:04 Écrit par Mireille Vallette | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | Digg! Digg |  Facebook | | |

06/01/2013

Des jeunes pro-palestiniens cautionnent les attentats-suicides

La réunion que relate ci-dessous un de ses participants a eu lieu début décembre à Genève. Pour des raisons dont je vous fais grâce, ce texte n’a pas pu être publié avant. Il reste hélas d’actualité, puisque Israël ne quitte jamais l’actualité. Des réunions comme celle-ci, il y a en a eu des milliers en Occident, et il y en aura encore des milliers. (MiV)

 

Ma soirée au Café Gavroche

J’ai eu le courage d’affronter le froid, et pas seulement lui, pour assister à la conférence «Palestine : résistances et solidarités internationales» organisée par Jeunes SolidaritéS et Unia Jeunes au Café Gavroche le 5 décembre.

Chaque fois que je me rends à l’une de ces conférences, j’ai l’espoir d’y entendre au moins un message de paix, éventuellement de nouvelles propositions pour  la résolution de ce trop long et tragique conflit. Des propositions, il y en eut, mais pas celles que j’espérais. 

 La salle était bondée, un public plutôt jeune, Che Guevara en herbe, Mao Zedong des campagnes genevoises, keffieh autour du cou pour certains, dread locks pour d’autres, tous suspendus aux lèvres de Soha Bechara, première locutrice, qui fut la collaboratrice  d’un Temps présent fort controversé, « Soha, retour au pays du Hezbollah » en 2006.

Soha Bechara regrette que le panarabisme,  soutien de la cause palestinienne dans les années 80, se soit métamorphosé en panislamisme aujourd’hui. Elle déplore l’instrumentalisation du conflit faite par beaucoup de pays arabes et en arrive à la conclusion que les Palestiniens n’ont  besoin de personne pour se libérer du joug de l’Etat hébreu. Ils peuvent y arriver seuls par le biais de la lutte armée !

 Dans le monde extraordinaire de Wash Disney

Le deuxième conférencier, Gabriel Ash, est le militant antisioniste par excellence. Je ne sais pas si c’est en rapport avec son nom de famille, s’il est tombé dedans quand il était petit, mais j’ai eu l’impression d’entrer dans le monde extraordinaire de Wash Disney. Il nous dépeint un tableau où figurent d’un côté les Maitres des ténèbres assoiffés de sang qui cherchent à anéantir la terre et de l’autre, les gentils petits lutins qui feront tout pour protéger leur forêt magique.

L’Etat d’Israël n’est qu’une colonisation de peuplement qui a pour but d’anéantir le peuple palestinien, comme l’ont fait les Etats-Unis et le Canada avec les Amérindiens, l’Australie et la Nouvelle Zélande avec leurs autochtones (d’ailleurs c’est la raison pour laquelle ce sont toujours ces pays qui soutiennent Israël à l’ONU – là on est en plein délire conspiraSIONISTE). Quant au gouvernement Obama, il a autorisé le lancement de l’opération «Pilier de Défense» afin de tuer un maximum de Palestiniens avant que la pression internationale ne soit trop forte. C’était tellement énorme que ça m’a fait sourire.

 

Le boycott à tout prix

Après cet épisode, les membres de BDS (organisateurs du boycott des Israéliens où qu’ils se trouvent, entreprises, commerçants, profs et étudiants, artistes ) et Génération Palestine prennent la parole. Deux jeunes filles relatent leur voyage en Palestine et le désarroi dans lequel les Palestiniens vivent l’occupation. Elles militent pour le boycott des produits israéliens, moyen d’impliquer la société civile suisse et européenne dans le combat contre l’occupation.

Pas question bien sûr de rencontre avec l’autre belligérant du conflit. Pourtant, il ne manque pas d’activistes pacifistes du côté israélien, de « La Paix maintenant » aux « Combattants de la paix », un groupe d’Israéliens et de Palestiniens qui manifestent ensemble et prennent part à certaines actions contre la politique de colonisation.  Les jeunes filles optent pour une sorte de répression économique dont les premières victimes seront selon toute probabilité les employés palestiniens. Elles militent aussi pour le boycott académique. Pourtant, c’est parmi cette élite que se trouvent une majorité d’Israéliens de gauche, que se développent différents courants de pensée, que se forment les futurs dirigeants du pays. Enfin, ne pas oublier le boycott artistique. Avec un peu de chance, ces jeunes filles tomberont sur un des nombreux artistes israéliens qui ont refusé de se produire dans les territoires occupés. 

 Et pourquoi pas le bus?

La cerise sur le gâteau est venue en fin de soirée. Répondant à une question du public, Soha Bechara affirme que les seuls qui pourront libérer la Palestine sont ses habitants, à la force de leurs bras; et si elle venait à s’épuiser, il leur restera un cœur avec lequel ils iront se faire sauter dans un bus… Je m’attendais à une réaction du public, mais non, c’est passé comme un paquet piégé à la poste.

 Je l’ai interpellée en lui demandant si c’était bien la solution qu’elle proposait au règlement du conflit, tuer aveuglément des civils innocents dans un bus? Elle m’a répondu que ce n’était pas à elle de décider des moyens à utiliser face à l’occupation, argument repris par le médiateur de la soirée. 

 Michael Ephraim

 

 L’hostilité envers l'Etat hébreu amène ainsi des militants occidentaux à approuver la déshumanisation de toute une population. Les Israéliens, femmes, vieillards, enfants compris peuvent être éliminés. Le terrorisme est tout à fait acceptable si les Palestiniens le choisissent.

 Imaginons une famille israélienne en voyage touristique à Genève. Mieux encore: des enfants en camp de vacances au bord du Léman. Des libérateurs Palestiniens décident d’envoyer l’un des leurs se faire exploser au milieu des gosses et demandent l’aide des amis suisses. Que répondraient-ils ? On ose espérer qu’ils réaliseraient l’énormité des convictions proclamées lors de telles soirées.

 Il y a 70 ans, un régime européen avait pour programme l’élimination de toute une population, hommes, femmes, vieillards, enfants, parce qu’ils appartenaient à un groupe désigné comme le Mal absolu. Il les a déshumanisés et anéantis.

 Comment est-il possible qu’en Occident, des jeunes gens convaincus d’être les détenteurs de la morale et de la justice, s’affirment aujourd’hui partisans de ce genre d’ignominies?

 MiV

12:55 Écrit par Mireille Vallette | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | Digg! Digg |  Facebook | | |

27/12/2012

Que savez-vous des victoires de l’égalité entre eux et nous dans la 2e moitié du XXe siècle? Examen

 

 

 

 

1.       Depuis quelle année, à Genève, les filles de l'Ecole supérieure de jeunes filles ont-elles eu le droit de se rendre à l'école en pantalon? 


  1950  1955  1964



3. En quelle année les femmes suisses ont- elles obtenu le droit de vote et d'éligibilité au niveau fédéral ?

 

1971  1973  1975

 

 5.      En quelle année le Tribunal fédéral a-t-il déclaré inconstitutionnel le fait d'appliquer dans le canton de Vaud un barème plus sévère aux filles qu’aux garçons aux examens d'accès aux filières?

 

1978  1982  1995

 

7.      Depuis quelle année le mari n'a-t-il plus le droit d'interdire à sa femme d'exercer une activité professionnelle ?

 

1955 1975 1988*

 

 

 

9.      En quelle année a eu lieu une grève des femmes en Suisse ?

 

 1989 1990 1991

 

 

 

 

2.      Depuis quelle année la Confédération est- elle chargée d’instituer une assurance mater­nité ?

 

1934 1945  1960

 

 

4.      En quelle année, à Genève, les cours de couture à l’école primaire ont-ils été introduits pour les garçons (activités créatrices sur textile) ?

 

1960  1975  1979

 

6.      En quelle année la division supérieure de l’enseignement secondaire genevois est-elle devenue mixte ?

 

 

1959  1966  1969

 

8.      En quelle année les femmes du canton d’Appenzell Rhodes-Intérieures ont-elles obtenu le droit de vote cantonal ?

 

1990  1995  2000

 

 

 

10.  En quelle année a été supprimée la fonction de « chef de l’union conjugale » ?

 

1982 1988 2000

 

 *Réponses (en vrac)

1)1964; 4) 1979; 10)1988 5) 1982; 2) 1945; 6) 1969; 7) 1988;  3) 1971; 8) 1990; 9) 1991.

 

11:28 Écrit par Mireille Vallette | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | Digg! Digg |  Facebook | | |

03/12/2012

Adieux au Parti socialiste

"Dans tous les partis, plus un homme a d'esprit, moins il est de son parti."

(Stendhal sauf erreur) 


Je me proposais d’expliquer à mes camarades socialistes ce que je pense de leur approche de l’islam d’aujourd’hui à l'occasion de ce que je croyais être mon droit de répondre à la Tribune libre du socialiste Sylvain Thévoz et de son ami Hafid Ouardiri dans le journal Postscriptum no 10. Le PS a refusé. (Voir à ce propos le texte qui suit celui-ci: "Vous reprendrez bien un zeste de stalinisme?")

Le texte de Postcriptum est le même que celui du blog de Thévoz, « Pour un islam de gauche », mais beaucoup plus long. Cette extension du domaine de l’insulte ne permet hélas pas d’apporter le moindre argument sur le contenu du livre qu’ils exècrent, ni l’un ni l’autre ne l’ayant ouvert.

Pourquoi est-ce que je quitte les socialistes? 

Voici les idées détestables dont la gauche doit à tout prix être préservée.

J'impute aux socialistes une grave responsabilité dans l’acceptation de revendications obscurantistes et sexistes, dans l’affaiblissement de la liberté d’expression dans nos démocraties et dans l’avancée de l’islam radical en Occident. 

1) A ma gauche, le Parti socialiste combat avec vaillance l’inégalité des sexes et s’indigne que le salaire des femmes soit encore de 20% inférieur à celui des hommes. A ma droite, il accepte des revendications réactionnaires, nées de la diabolisation du corps des femmes qui conduit à les recouvrir par des foulards, tuniques, robes informes, niqabs... Ils sont destinés selon la doxa officielle de l’islam, à aider les hommes à maîtriser leurs pulsions sexuelles. Dans les mosquées, on explique aux filles qu’elles doivent montrer la supériorité de leur religion et se différencier de ces Occidentales qui ont le droit de s’habiller comme elles veulent, de manière si indécente.

En Tunisie, des progressistes luttent désespérément contre ce niqab que les socialistes ne veulent surtout pas interdire. Les socialistes ne sont pas à leur côté.

A ma droite encore, des socialistes qui ne voient pas le retour du contrôle de la sexualité féminine et la lutte contre la mixité: cours de natation, camps scolaires, demande de certificats de virginité et de réfection d’hymens, refus de se faire soigner par des hommes, refus de serrer la main de l’autre sexe...

Rappelons-nous cette quinzaine d’hommes  sortant de la Mosquée de Genève après « la grande prières du vendredi » et qui croisent des filles en tenue de gym. Ils les insultent, leur jettent des canettes de sodas et les prennent en photo. Récemment, une prof décide de proscrire ce passage à ses élèves pour éviter une telle mésaventure. Hafid Ouardiri applaudit, il « trouve mieux que l'on anticipe un éventuel problème qui pourrait être pris comme une provocation». L’islam de gauche est en marche.

Ces demandes, identiques dans tout l’Occident, vont dans le même sens. Est-ce devenu celui du PS? Dans les quartiers européens où vit une forte population musulmane, les filles doivent se soumettre. La lecture du rapport de Jean-Pierre Obin donne une idée de la situation française. Le Point du 1er novembre confirme. Le Canada est complètement englué dans ses « accommodements raisonnables ».

 Dans un premier livre, j’ai démontré –par leurs propres propos- que tous les imams et porte-paroles (dont Hafid Ouardiri) qui s’expriment dans notre espace public sont intégristes… Sauf Saïda Keller Messahli qui préside un Forum pour un islam progressiste. Saïda et les féministes qui combattent cet islam ne sont pas d’accord sur tout, mais toutes se rejoignent sur une condamnation absolue du foulard. C’est le cas entre autres de Ayaan Hirsi Ali (GB), Djemila Benhabib (CA), Chahdortt Djavann (FR), Nekla Celek (D), Wafa Sultan (USA). Elles ne comprennent pas non plus pourquoi, quand il s’agit d’islam, la gauche ne défend plus ses valeurs. 

2) A ma gauche, des socialistes qui se sont battus et dont certains sont morts pour la liberté d’expression, une valeur-phare de la démocratie. A ma droite, des socialistes qui ignorent un courant religieux qui l’affaiblit de jour en jour. Loin de nous, des fanatiques descendent dans les rues et tuent sous prétexte qu’un journal ou un bout de film se moquent de leur prophète. Et chez nous, des communautés musulmanes condamnent le fanatisme tout en en profitant pour demander une exception au droit de critiquer. En attendant les lois, des menaces de mort accompagnent souvent ceux qui n’obtempèrent pas. La réaction systématique lorsque j’apprenais à quelqu’un que je préparais un livre critique sur l’islam, était : « Mais tu n’as pas peur ? »

 3) A ma gauche, les socialistes sont horrifiés par un vote interdisant les minarets. A ma droite, les socialistes sont indifférents à l’interdiction de la liberté de religion dans tous les pays musulmans et ne se soucient pas le moins du monde des convictions de leurs amis mahométans à ce propos.

 3) A ma gauche, les socialistes humanistes sont opposés à la peine de mort, à la torture et adeptes de la paix et de l’égalité entre hommes et femmes. A ma droite, les socialistes n’osent pas dire quelle est l’origine de 20'000 attentats commis depuis 2001 et de tant d’atrocités contre les femmes, les « déviants » et les minorités chrétiennes. Rappel: les Iles Maldives ont réintroduit le fouet contre les adultères, et une écrasante majorité de femmes en est victime. La charia est devenue une obsession générale. A ma droite encore, des socialistes qui ne prennent la peine ni de s’informer sur ces crimes, ni de vérifier si les textes islamiques les justifient. Ils aiment répéter avec leurs amis musulmans: « Tout cela n’a rien à voir avec l’islam ! »

4) A ma gauche, le parti socialiste se révèle sans concession contre les dogmes conservateurs du catholicisme. A ma droite, le parti n’incrimine pas la religion islamique pour ses dogmes réactionnaires. Oserait-t-il taxer de bigoterie, comme on l’a tant fait pour ces catholiques, la tendance sans cesse plus grande au respect des rites, de plus en plus de rites? Le résultat est pourtant semblable: absence de doute, fermeture à l’autre.

5) A ma gauche, le parti socialisme condamne sans concession le radicalisme. A ma droite, les socialistes ne lèvent pas le petit doigt contre le développement de cette frange en Occident, frange qui entretient des liens étroits avec les extrémistes des pays musulmans. Les socialistes, à ma droite, sont par ailleurs peu soucieux que de nombreuses mosquées soient confiées aux partisans d’une théocratie islamique (souvent proches des Frères musulmans, c’est le cas en Suisse). Peu soucieux aussi qu’une frange de musulmans devienne de plus en plus violente (voir France, Belgique, Pays-Bas, Suède...)

 Oui, j’appelle les socialistes à réagir contre l’emprise de cet islam obscurantiste, même quand il concerne une partie de ceux qu’on aimerait tellement imaginer « intégrés ». Jusqu’ici, le Partia d’autres priorités: défendre les musulmans et musulmanes victimes d’islamophobie et lutter farouchement contre l’UDC.

 

 VOUS REPRENDREZ BIEN UN ZESTE DE STALINISME?

Le Courrier et le Parti socialiste ont donc refusé que je réponde à des tribunes libres aussi diffamatoires qu’indigentes, qui évitaient d’entrer dans le vif du sujet. Thévoz et Ouardiri ont aussi décliné ma proposition d’interview.

Notons que Le Courrier ne censure pas seulement ses accusés, mais aussi ses abonnés. Ainsi, André Thomann a écrit une lettre de lecteur en ma faveur. Elle se terminait ainsi : « Et contrairement à ce que vous dites, Riposte laïque n'est pas un journal d'extrême droite… ».

Le Courrier lui a indiqué : « Nous publierons votre lettre (…) à condition toutefois de retirer le dernier paragraphe (…)Votre appréciation est erronée.». Thomann a obtempéré, mais il n’est plus abonné.

 

Le président du Parti socialiste, lui, a eu le refus mesquin. Quintessence d’un entretien téléphonique:

- Le président: Non, vous ne pourrez pas répondre, car seuls les membres du parti peuvent écrire dans Postscriptum. Et comme vous avez un retard de cotisations, vous en avez été exclue… »

- Ah bon, je ne suis plus membre du parti ? Ne prévient-on pas les membres lorsqu’ils sont exclus ?

- Si, on prévient…mais… je vai stéléphoner au PS VIlle...

Au final, Romain de Sainte-Marie reconnait que je suis encore membre et que la vraie raison, c’est qu’il y a des idées qu’il est exclu de laisser passer dans le Saint Parti.

Dans toute l’Europe, la gauche neutralise ainsi les quelques islamo-lucides égarés dans ses rangs afin qu’ils ne risquent pas de contaminer la saine vision des adhérents. J’en ai pourtant rencontré davantage que je ne l’imaginais au PS, de ces lucides, mais ils cachent mes livre sous leur matelas ! Il fut un temps où il ne fallait en aucun cas dénoncer les horreurs du stalinisme pour ne pas renforcer la bourgeoisie et désespérer Billancourt. Aujourd’hui, il s’agit de ne pas renforcer les partis qui critiquent l’islam réactionnaire et radical.

Les socialistes suisses ont ainsi pour priorités uniques à ce propos, de lutter farouchement contre l’UDC et « l’islamophobie ».

Ce n'est pas mon combat, ce n'est plus mon parti. La lutte contre le totalitarisme islamique qui s'étend me paraît infiniment plus importante. 

 

17:46 Écrit par Mireille Vallette | Lien permanent | Commentaires (48) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | Digg! Digg |  Facebook | | |

25/11/2012

Les alliés démocrates du Hamas au pays des paradoxes

Un mouvement annonce sans fard son objectif d’établir une théocratie islamiste après la suppression de l’Etat d’Israël. D’innombrables démocrates occidentaux lui apportent leur aide.

Fathi Hamad, 29 février 2008, député du Hamas devenu aujourd’hui ministre de l’Intérieur, sur la télévision Al-Aqsa:

«Pour le peuple palestinien, la mort est devenue une industrie dans laquelle les femmes jouent un rôle majeur, ainsi que chaque personne vivant sur cette terre. Les personnes âgées, les moudjahidines et les enfants se distinguent particulièrement eux aussi dans ce domaine. C’est dans l’optique de rendre plus complexes les attaques sionistes que des femmes, des enfants, des personnes âgées, et des moudjahidines sont utilisés comme boucliers humains. C’est comme s’ils disaient à l’ennemi sioniste: Nous désirons la mort comme vous désirez la vie.»

 Le 5 novembre dernier, l’un des responsables du Hamas, Mahmoud al Zahar, fait un discours conforme à sa charte: un récit enragé du rôle des juifs dans l’histoire et une promesse de génocide.

 Le Hamas n’a logiquement aucun scrupule à s’allier à un autre génocidaire, Ahmadinejab. « Nous avons le droit de prendre de l'argent et des armes de l'Iran. Il nous les donne pour le bien de Dieu, sans condition », se réjouit le responsable. Trois jours après la trêve, il dit s'attendre à ce que Téhéran « augmente son soutien financier et militaire au Hamas ». Tout en poursuivant sa course vers l’arme nucléaire. Que de réjouissances en perspective.

 Alors que dans nos démocraties,  la moindre critique de l’islam obscurantiste suscite des protestations virulentes et des qualificatifs d’islamophobe, de fasciste, voire de génocidaire (de musulmans), ces invitations du Hamas à l’élimination des juifs ne soulève pas un sourcil.

 Le Hamas l’affirme, il travaille pour Allah. Ce qu’il fait est demandé par son Dieu et accompli en Son Nom. Les bébés sont des martyrs comme les autres, car mourir pour Lui est le plus grand plaisir d’Allah.

En Egypte, en Syrie, en Lybie, en Tunisie, au Mali, les partisans de la création d’un Etat inspiré par la charia ou calqué sur elle, font très peur aux démocrates. C’est que la région a déjà montré ce que donne un tel régime.

Mais la bande de Gaza, où d’innombrables Occidentaux agnostiques aident les fidèles d’Allah à faire disparaître l’Etat d’Israël, fait exception. La perspective d’un Etat islamiste ne suscite aucune crainte chez ces démocrates.

Le Hamas a pourtant déjà réuni quelques pièces du puzzle: femmes sous toile et sous férule masculine, absence de liberté d’expression, tortures, exécutions sommaires, enseignement de la haine et de la guerre aux enfants, discours antisémites des prêcheurs officiels, rappel constant que pas un pouce de la terre "musulmane" ne sera cédée aux juifs. Mais pas encore d’exécution d’homosexuels ou de lapidations, l’enthousiasme des alliés pourrait s'affaiblir…

 Lorsque le Hamas aura réussi avec l’aide de ses alliés occidentaux, à supprimer Israël et les juifs, il pourra compléter le puzzle: plus une femme libre, interdits et obsession sexuels, persécution des minorités religieuses -s’il en reste-, interdiction de quitter l’islam et plus largement absence totale de liberté de conscience, sanction des déviants selon les prescriptions de la loi divine…

 

Pour moi, rester aveugle devant cette éclatante réalité est un grand mystère.

 

Les attentats terroristes ont endeuillé plus de mille familles israéliennes, enfants compris, jusqu’en 2000.  Lorsque des civils sautent en Israël, on saute de joie au Hamastan. Voir celui tout récent de Tel-Aviv. Mais c’est Israël qu’on appelle « assassin d’enfants ».

 

Les Israéliens ont décidé d’ériger une barrière de sécurité pour empêcher ces massacres. Mais pour les amis du Hamas, le scandale, l’inacceptable, ce ne sont pas les innocents assassinés, c’est la barrière.

 

La barrière ne suffira pas. Samedi, des dirigeants du Hamas ont annoncé que le mouvement continuera à faire entrer des armes à Gaza « par tous les moyens possibles ».  Elles seront toujours plus puissantes, les habitants d’Israël seront menacés en permanence, la haine les poursuivra sans trêve.

 

Malgré ce ciel immensément noir, il faut espérer qu’un jour, la civilisation triomphera de la barbarie et l’intelligence de l’abrutissement. C’est ce que je souhaite de tout cœur à mes amis juifs, israéliens, et à tous les humanistes qui souffrent pour ce pays.

 

Et pour une fois, je n’ouvre pas les commentaires.

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

20:59 Écrit par Mireille Vallette | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | Digg! Digg |  Facebook | | |

11/11/2012

Le Courrier, les faits et l'idéologie

 

 Le Courrier a publié le 31octobre une Opinion de Dominique Ziegler intitulée «Racisme légal». J’y suis taxée indirectement mais sans ambiguïté de raciste, fasciste et contributrice à la préparation d’un nouveau génocide, musulman celui-ci. J’ai tenté une réponse. Elle m’a été sèchement renvoyée. Raison invoquée ? Le quotidien « ne publie pas de propos à caractère raciste ou discriminatoire ». En quoi le sont-ils ? Le corédacteur en chef ne se fatigue pas à argumenter.

On remarquera que lorsqu’il s’agit de publier des propos diffamatoires et scandaleux, en l'occurence à mon propos, l’éthique est étrangement absente.

 Voici le texte refusé:

En Occident, le radicalisme musulman est en plein essor

 Dominique Ziegler malaxe quelques bribes de marxisme moisi afin d’aboutir aux mantras réservés aux critiques de l’islam: « racistes, fascistes » et pire encore selon sa conclusion. J’en suis une, qui de plus vous invite chaleureusement à consulter «le site raciste» Riposte laïque.

Ce qui caractérise mon livre, que n’a pas ouvert notre commissaire politique, ce sont des faits. Je vais donc vous priver de ratiocinations historiques pour m’en tenir à de dures réalités.1)

Dans tout l’Occident, des populations musulmanes déstabilisent nos sociétés. Toutes invoquent le Coran, Mahomet et la charia pour légitimer leur vision et si certaines s’affirment «modérées », aucune ne se sent tenue de dire ce qui la distingue de l’islam des radicaux et des terroristes. Et la quasi totalité des revendications des «intégrés» signe une régression sociale.

Le nouveau fléau des mariages forcés a obligé plusieurs pays européens à légiférer. Necla Kelek, sociologue d’origine turque, a réussi à faire diminuer l’importation massive d’épouses illettrées d’Anatolie destinées à une vie de quasi esclave en Allemagne. En Grande-Bretagne, le mariage entre cousins pakistanais (75% à Bradford) entraîne la naissance de nombreux enfants handicapés.

La haine de l’Occident va jusqu’au meurtre: des parents tuent leur fille, des frères leur sœur parce qu’elles sont attirées par le mode de vie occidental. En 2011 en Grande-Bretagne, la police a recensé plus de 2800 de ces «crimes d’honneur»: mutilations, tabassages, enlèvements, attaques à l’acide, meurtres. En très forte augmentation.

Des personnalités, tel cet élu du tout nouveau parti « Islam » en Belgique, s’affirment partisanes de la charia et de ses sanctions abominables. En France comme ailleurs, des fanatiques égyptiens ou saoudiens sont invités à des congrès d’organisations musulmanes «intégrées». L’affaire Mérah a conduit le gouvernement français à les interdire d’entrée cette année et par la même occasion à tenter de combattre la gangrène antisémite.

En Norvège, un musulman est élu «Exemple de l’année » pour son travail d’intégration. Son homophobie est révélée par un média: la peine de mort lui convient tout à fait. Cette révélation ne le privera pas de sa récompense.

La bigoterie est en plein boom: les rites et les préceptes sont accomplis de manière de plus en plus massive, et ceux qui les pratiquent tentent de les imposer dans tous les secteurs de la société. Les écoles, les entreprises ne savent plus comment gérer les revendications. En Norvège, le refus de travailler dans certains secteurs pour cause d’interdits amène les autorités d’Oslo à engager des imams chargés d’expliquer aux chômeurs qu’ils peuvent «transgresser».

L’approbation des textes «sacrés» dans leur littéralité s’est généralisée. Des rapports, des reportages, des sondages montrent, dans tout l’Occident, l’essor de l’obscurantisme et la progression d’un nouveau totalitarisme. En France, le rapport Obin ridiculise l’exemple du pain au chocolat de Jean-François Copé: dans les écoles des cités «sensibles», le contrôle des élèves rend tout simplement impossible de ne pas suivre le ramadan. Des parents d’origine musulmane qui désirent que leurs enfants mangent à la cantine n’y arrivent pas. Dans les quartiers aux mains des intégristes, le contrôle des filles est effrayant.

De multiples rapports de services de sécurité nationaux pointent le même plus grand danger: radicalisation violente et terrorisme islamiques.

Mais que disent de cela les innombrables musulmans intégrés? Qui les entend condamner ce radicalisme et celui qui sévit dans tout le monde musulman? Ceux qui le font sont un petit nombre, démocrates et féministes, ils font l’objet d’un de mes chapitres. Mais vu que peu d’entre vous le liront, je vous invite à regarder sans tarder la magnifique Syro-Américaine Wafa Sultan sur You Tube. »


*« Boulevard de l’islamisme, L’essor du radicalisme islamique en Europe illustré par l’exemple », éd. Xénia. Les exemples sont tirés de cet ouvrage.

 

Brève conclusion à cet épisode. Vincent Pellegrini dans Le Nouvelliste du 19 octobre affirme à propos de mon livre : « Contre les faits, il n’y a pas d’argument. » Peut-être... Mais lorsque l’emprise de l’idéologie est si étouffante, elle empêche toute confrontation aux faits. Que reste-t-il alors pour garder ses préjugés? L’insulte qui va en l’occurrence jusqu’à la reductio ad Hitlerum. Classique, désespérant et nauséeux.

 

 

13:09 Écrit par Mireille Vallette | Lien permanent | Commentaires (43) | Envoyer cette note | Tags : courrier, ziegler, radicalisme | |  del.icio.us | Digg! Digg |  Facebook | | |

01/11/2012

Courage, fuyons!

Hafid et Sylvain aiment dégommer. Mais pas argumenter.

Dans un blog de cet honorable journal intitulé «Pour un islam de gauche», le conseiller municipal socialiste Sylvain Thévoz et son ami Hafid Ouardiri, ex-porte-parole de la Mosquée de Genève, dégomment mon livre et son auteure. Je les remercie: ils illustrent avec brio l’un des thèmes de Boulevard de l’islamisme, soit la manière dont les musulmans intégristes et leurs compagnons de route, notamment la gauche, éliminent leurs adversaires.

C’est tout bête : ils leur collent l’étiquette « extrême droite », voire « néo fasciste » et se sentent ainsi dispensés du fatiguant exercice de l’argumentation. Une manière si gratifiante de terrasser ces discours infâmes...

Encouragée par des commentaires nombreux et presque tous favorables à mon approche*, j'ai décidé de solliciter les neurones de mes détracteurs. 

Je leur ai offert une nouvelle tribune, chacune la sienne, soit une interview de Hafid Ouardiri à propos de ses déclarations sur l’islam idyllique qu’il nous sert inlassablement, et une autre de Sylvains Thévoz sur les relations entre islam et gauche.

Je leur ai rappelé la pratique de la profession: soumettre le résultat avant parution aux interviewés afin qu'ils puissent se lon mon message «relire, vérifier l’exactitude des propos tenus, voire modifier tel terme ou expression afin de mieux préciser leur pensée». Mais les questions auraient été bien sûr précises et sans complaisance.

«Courage, fuyons !», se sont dit les deux compères. L’un m’a proposé en lieu et place une rencontre où je pourrais lui poser toutes les questions qui me titillent sur «l’islam et les musulmans». Puis, ajoutait-il, nous nous mettrions à la recherche d’un «journaliste neutre» qui nous interviewerait tous les deux.

L’autre se ralliait à cet «échange à bâtons rompus, sans stylos ni papiers … », puis suggérait aussi la recherche d’un journaliste susceptible de faire «une interview croisée» de notre duo.

Des journalistes de confiance, quoi! Pas de ceux qui connaissent le sujet et posent des questions pointues. 

J’ai annoncé à l’un que je répondrais à ses accusations par une Lettre ouverte s’il refusait l’interview. Elle a paru dans lesobservateurs.

Quant à mon camarade socialiste, je l’ai provisoirement abandonné. Je sais pour l’avoir expérimenté que le refus du débat de fond sur l’islam fait désormais partie des dogmes de son/mon parti: le PSG m’a refusé à trois reprises ce débat lors de la sortie d’Islamophobie ou légitime défiance? Avec entre autres cette explication: "Pas maintenant, nous allons mener la campagne sur les minarets".

Je ne réclamais pourtant pas une assemblée générale, juste un débat au sein d'un groupe de travail. La politique du «Courage, fuyons!», était déjà en vigueur. Sauf pour son président d'alors, René Longet, auquel je tire mon chapeau. Mais les présidents, apparemment, ont un pouvoir limité. 

Je me propose néanmoins un de ces quatre d’expliquer à cette gauche pourquoi je lui impute une grave responsabilité dans l’acceptation de revendications réactionnaires et sexistes, dans l’affaiblissement de la liberté d’expression suite aux violences de communautés musulmanes et dans l’avancée rapide de l’islam radical et djihadiste dans tout l’Occident (objets de ce livre promis au bûcher).

Mireille Vallette

*Notons que ce douloureux constat a poussé Sylvian Thévoz à fermer prématurément les commentaires.

 

13:33 Écrit par Mireille Vallette | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note | Tags : ouardiri, thévoz, boulevard | |  del.icio.us | Digg! Digg |  Facebook | | |

01/02/2012

Canada : verdict du plus ignoble crime d'honneur commis dans une démocratie

« Il est difficile de concevoir un crime plus ignoble et plus haineux. La raison apparente de ces meurtres honteux commis de sang-froid est que ces quatre victimes totalement innocentes avaient offensé votre concept complètement tordu de l'honneur, lequel n'a absolument pas sa place dans une société civilisée.» Juge Robert Maranger

shafia_daughters.jpgLe 29 janvier dernier, Mohammad Shafia, sa deuxième femme Tooba Yahya et leur fils Hamed ont été reconnus coupables du meurtre de trois jeunes filles (sœurs de Hamed) et de la première femme du père, par un jury d'Ontario.

Mohammad Shafia, propriétaire d'un centre commercial, sa seconde épouse Tooba Yahya et Hamed, leur fils âgé alors de 18 ans, ont décidé en famille l'assassinat des trois sœurs de Hamed, âgées respectivement de 19, 17 et 13 ans, ainsi que de Zona, la première femme du père (polygame). Ils reprochaient aux filles de vouloir vivre à l'occidentale.

Les corps des quatre victimes ont été retrouvés le 30 juin 2009 dans une voiture au fond d'une écluse du canal Rideau à Kingston. La famille habitant Montréal revenait d'un voyage à Niagara Falls. Les pompiers et la police ont rapidement eu des soupçons en écoutant le récit du trio qui tentait de faire croire à l'accident.

Les enquêteurs ont conclu que filles et femme ont d'abord été noyées par les accusés qui ont ensuite placé leur corps dans la voiture. Le fils l'a ensuite poussée dans l'écluse à l'aide de la deuxième voiture de la famille.

Insultes à ses filles mortes

Dans les jours qui ont suivi le crime, les policiers ont réussi à installer des micros dans la fourgonnette familiale, et ont entendu le père et sa deuxième femme discuter longuement des risques d'avoir été aperçus sur les lieux du crime.

Le père a également été enregistré alors qu'il traitait ses filles mortes de prostituées parce qu'elles avaient des petits amis, et lançant : «Puisse le diable déféquer sur leurs tombes». Il a mentionné le concept d'honneur à plusieurs reprises.

Sur l'ordinateur portable d'Hamed, les policiers ont découvert que le fils avait effectué une recherche Internet en tapant «Où commettre un meurtre». Il a également consulté de nombreuses photos de plans d'eau.

L'aînée des filles s'était déjà tournée en 2008vers la protection de la jeunesse de Montréal, dans la section anglophone, puis dans la section française en 2009. Des problèmes de communication entre les deux services ont entravé l'intervention.

La voix des victimes

Malgré les preuves amenées par l'enquête, la défense a argué au procès qu'il s'agissait plutôt d'un accident. Les victimes seraient parties en balade, Zainab au volant. La voiture aurait plongé dans le canal sous les yeux de Hamed.

Le sergent Chris Scott, qui avait dirigé l'enquête policière, a loué les procureurs pour avoir permis que la voix des quatre filles tuées puisse se faire entendre. «Ils ont donné à ces victimes une voix qu'elles n'ont plus. J'ai bien apprécié leur travail.»

Shafia, Yahya et Hamed devront passer près de 25 ans en prison avant de pouvoir demander une libération conditionnelle, mais l'avocat de Hamed a annoncé que son client ira en appel. Il est persuadé que ses collègues qui défendaient les deux autres condamnés l'imiteront.

Le gouvernement du Québec est demeuré muet sur l'affaire, le lendemain du verdict, soulignant la possibilité d'un appel et citant des questions de respect de la vie privée. Il a en outre refusé d'indiquer si un ou plusieurs changements de politique étaient nécessaires après l'affaire Shafia. Les Shafia sont Afghans.

Ces information sont des articles du Journalmetro, journal en ligne.

Le crime d'honneur est un phénomène très répandu dans les pays musulmans où les législations comme les mœurs résistent au changement. Le statut des femmes lié à la religion est à l'origine de ces actes. Interpelés sur le sujet, les musulmans répondent qu'il s'agit d'une coutume patriarcale qui n'a rien à voir avec l'islam, comme ils le font pour les millions d'excisions pratiqués par leurs coreligionnaires.

Circulez, y a rien à faire !

Depuis le développement du radicalisme musulmans en Europe, ces crimes ont fait leur apparition et se produisent régulièrement. En Belgique, un premier procès pour crime d'honneur vient d'avoir lieu. Quatre membres d'une famille pakistanaise ont été reconnus coupables de l'assassinat d'une jeune fille de 20 ans qui refusait un mariage arrangé. Le meurtre a été qualifié de « crime d'honneur » pour la première fois dans l'histoire judiciaire du royaume.

En Grande Bretagne, la police britannique a enregistré en 2011 plus de 2800 crimes dits d'honneur (tabassages, enlèvement, mutilations, attaques à l'acide), des violences subies pour avoir apporté la honte dans la famille. C'est la première fois qu'une telle estimation est réalisée au niveau national. Le record des crimes d'honneur a eu lieu à Londres et c'est à Londres que le problème a augmenté au point de dépasser de cinq fois la moyenne nationale.

Une illustration de ce rapport n'a pas tardé : le 30 janvier, une adolescente musulmane enlevée, battue et menacée avec des marteaux et des couteaux par son frère et ses sœurs a été entendue par un tribunal. Elle avait embrassé un homme blanc.

La Suisse n'est pas épargnée. En 2010, un Pakistanais a assassiné sa fille de 16 ans à coups de hache à Zurich-Höngg, parce qu'elle voulait se distancer de l'intransigeance religieuse de son père.

 

22:07 Écrit par Mireille Vallette | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : crime, honneur, canada | |  del.icio.us | Digg! Digg |  Facebook | | |

16/01/2012

Socialisme et islamisme s'offrent Israël en festin

Carlo Sommaruga, socialiste paraît-il, mange avec les loups. On verra s'il dévorera Israël avec eux mercredi à Uni-mail. Hani Ramadan, champion de la haine des femmes et Musheer Al Masri, porte-parole du Hamas seront à table. On débattra de l'intervention militaire israélienne à Gaza.

Le Hamas... un organisme qui milite pour la destruction de l'Etat d'Israël, se déclare adversaire de toute idée d'accord. Le Hamas qui a commencé à construire son Etat islamiste, liberticide et sexiste.

Lors du festin de mercredi, la charte ignoble de ce mouvement, ses terroristes, ses milliers de roquettes et ses combattants qui prirent en otage leurs citoyens à Gaza ne seront pas au menu. Ni les tortures et les exécutions sommaires, ni l'élimination impitoyable de leurs adversaires.

A ce banquet, les convives ne s'empiffreront que des méfaits d'Israël. Il sera le plat d'horreurs. On oubliera qu'il est le seul pays de la région qui accorde les mêmes droits à ses diverses religions et que dans aucun autre, les musulmans ne disposent d'autant de ces droits.

Oublier Goldstone...

Ce soir-là, c'est sûr, les convives éviteront une difficile digestion: celle du juge

Goldstone qui affirme désormais qu'il n'y a pas eu lors de l'intervention de 2008 de politique israélienne visant à cibler les civils gazaouis.

En revanche, on parlera avec sa légèreté coutumière d'un gouvernement d'apartheid semblable à celui qui en Afrique du Sud pénalisait les relations sexuelles entre Blancs et non Blancs ou réservait aux uns et aux autres des toilette et même des fontaines séparées.

Question discrimination, Tel-Aviv vient d'être désignée ville la plus agréable pour les homosexuels. Une occasion pour Ramadan de rappeler que le sida est un châtiment divin? Al Masri indiquera leur sort à Gaza.

On oubliera encore mercredi que des milliers d'Israéliens réagissent avec vigueur à «leur» radicalisme religieux et sexiste. Car en Israël, la liberté de protester contre la religion et pour la laïcité existe... Ce qui ne suggère aucunement que cette démocratie ne commet pas elle aussi des méfaits.

Ramadan au dessert ?

Ramadan offrira-t-il en guise de dessert le rappel que dans l'Etat tant désiré du Hamas qui est aussi le sien, "délaisser la prière, boire et forniquer sont des crimes pour lesquels la loi a prévu des châtiments" ? Confirmera-t-il une nouvelle fois que dans ces Etats, on met à mort les apostats ?

Sommaruga, l'homme qui mange avec les loups, devrait méditer le tout récent rapport belge sur la sûreté de l'Etat. Citant notamment les actions de boycottage d'Israël, les auteurs soulignent « la possible collusion entre l'extrême gauche et les milieux de l'islamisme radical: antisionisme et antisémitisme ont pu dans certains cas servir de ciment pour une telle convergence. »

Rappel: un rassemblement de protestation se tiendra ce mercredi 18 janvier à 19 heures devant Uni-Mail, Bd du Pont-d'Arve

 

 

 

15:21 Écrit par Mireille Vallette | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note | Tags : israël, gaza, socialisme | |  del.icio.us | Digg! Digg |  Facebook | | |

19/12/2011

Eglise: des crimes sexuels par millions

Dix mille abus sexuels par des prêtres aux Pay-Bas depuis 1945, des dizaines de milliers en Irlande, un nombre inconnu en Allemagne, Australie, Canada, Etats-Unis... L’actualité nous a ramené ces derniers jours à ces crimes commis par les défenseurs de la morale.

La hiérarchie répète sa litanie: «sincères excuses», «chagrin», « sentiment de honte », «mauvaise réaction des responsables »

En fait, combien de victimes depuis des siècles ? Des millions ? Et qui le savait ?

En 1993, j’ai été confrontée comme journaliste à la manière dont l’Eglise tentait (encore) d’étouffer les scandales qui commençaient à éclater au grand jour dans divers pays. Celui-ci s’est déroulé à l’institut Florimont.

Beuveries et attouchements

En 1992, le directeur, prêtre, a tenté de séduire un jeune de l’internat après l’avoir enivré. D’après des élèves, ces avances homosexuelles n’étaient pas une première.

De concert avec son adjoint, prêtre lui aussi, le boss organisait aussi des beuveries pour un petit groupe de « favoris » à l’intérieur de l’école ou dans des boîtes de nuit et de strip tease. On festoyait jusqu’à quatre fois par semaine.

Lorsque la mère de ce jeune homme dénonce les faits, comment les acteurs se comportent-ils ? Son avocate, catholique, réalise pour sa cliente un mémorandum. Il est accablant pour la direction. L’avocate en envoie un exemplaire à Amédée Grab, évêque auxiliaire, « pour les archives secrètes de l’Eglise », un autre au nonce apostolique à Berne qui représente les intérêts du Vatican en Suisse. L’affaire va jusqu’à Rome.

L’avocate brûle la pièce à conviction

Et que se passe-t-il alors ? L’avocate change de bord, la mère en prend un autre, mais la première refuse de lui transmettre le mémorandum. Elle avouera plus tard qu’elle l’a brûlé. La mère est promenée d’un prélat à l’autre, entend promesse sur promesse, revoit Amédée Grab qui la traite avec un parfait mépris. Rien ne se passe.

Et pendant ce temps… Côté politique, l’instruction publique dirigée par le démocrate-chrétien Dominique Föllmi a entrepris une enquête à la demande de la mère. Elle dure depuis des mois et lorsqu’elle est à bout touchant, ni la mère ni son fils n’ont été entendus! En revanche, les copies de la correspondance entre le politique et Florimont sont envoyées à l’évêque auxiliaire.

Les révélations se succèdent

Durant ces semaines d’enquête, je m’intéresse de près aux articles qui paraissent à propos des abus sexuels (Irlande, Québec, USA, etc.), et constate que l’attitude de l’Eglise ne varie pas : mépris des victimes, parfois menaces de ces dernières, complicité des pouvoirs politiques, discret déplacement des coupables -dans des lieux ou souvent ils récidivent-, et lorsque malgré tous les efforts, l’affaire devient publique, plates excuses, « mais comprenez que les coupables souffrent aussi », admission quoique avec force réticences que la hiérarchie devrait dénoncer les coupables à la justice.

Un téléfilm relatant les ignobles abus d’un orphelinat catholique du Québec est diffusé à cette époque par la TSR, suivi d’un débat. Qui la hiérarchie catholique désigne-t-elle pour la défendre? Le directeur de Florimont !

Après diverses péripéties judicaires, je révèle l’affaire dans la Tribune de Genève. Tollé de protestations. Plus tard, les deux prêtres seront démis de leurs fonctions et le directeur écopera d’une ordonnance de condamnation.

Consignes vaticanes

Le Vatican apprend toujours avec stupéfaction ce qui se trame sous les soutanes. Qui peut croire à cette fable ? Ce sont bien les plus hautes autorités qui ont donné les consignes: étouffez, étouffez… Notre pouvoir ne doit pas vaciller.

Combien de millions d’enfances volées, de vies détruites depuis des siècles ?

Lorsque ce sujet vient sur le tapis, ma mère aime raconter cette histoire : «L’hiver s’annonçait. Je demande alors à Mireille, âgée de 7 ou 8 ans, de recommencer à mettre des collants. Elle me répond gaiement: «Chic,  Monsieur le curé ne pourra plus me caresser les cuisses!»

A l’époque, ça la faisait rire. Elle n’imaginait pas quel danger Messieurs les curés pouvaient représenter.

 

(Tribune de Genève, "Nuits chaudes et beuveries à Florimont: la hiérarchie tente d'étouffer l'affaire", 07.05.1993)

 

18:57 Écrit par Mireille Vallette | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : eglise, sexualité, crimes | |  del.icio.us | Digg! Digg |  Facebook | | |

11/12/2011

Egypte: Sauve-toi Aliaa!


aliaa.pngL'Egyptienne Aliaa Magda Elmahdy, a posté une photo d'elle nue sur son blog. Elle risque au mieux de perdre sa liberté, au pire sa vie. Elle se cache.

Elle rêve, dit-elle, de liberté, de démocratie et d'égalité. Elle rêve qu'un régime lui garantisse ces droits universels. Or, ni les Frères musulmans, ni les Salafistes n'ont la moindre intention de s'écarter de la voie d'Allah qui interdit ces droits, même si les vainqueurs des élections roulent déjà dans la farine les démocraties, dont les dollars leur font cruellement défaut. Les démocrates aiment tant se faire rouler dans la farine!

On entend de plus en plus souvent que ces Frères son fréquentables. Les voilà taxés d'« islamistes modérés ». On veut oublier leur haine de l'Occident, leur amour du terrorisme, leur insondable misogynie.

A quand des supporters modérés d'Al Quaïda? A quand des groupes modérés d'égorgeurs?

Pas un voile à l'uni en 1960!

Ces Frères musulmans ont déjà réduit les libertés - si modestes- des Egyptiennes. Pour symbole: en 1960 à l'université d'Al-Azhar, pas une femme n'est voilée! Aujourd'hui, pratiquement toutes. L'émancipation des femmes est le cauchemar de ces Frères féroces. Ils n'ont plus de juifs à chasser, mais les Coptes sont leur cible depuis 30 ans.

Devant ce désastre, chère Aliaa, il ne te reste qu'à fuir. Les lois de ton pays te disent que tu es un être inférieur, que tu vaux moins qu'un homme lorsque tu témoignes ou lorsque tu hérites. Tu dis ne pas vouloir te marier? Tu le pourrais difficilement dans un pays islamiste. Les trois quarts de tes sœurs sont d'ailleurs victimes de mariages forcés. La violence domestique, si banalisée, les guette. Elle s'abat sur celles qui refusent une relation sexuelle à leur mari, « répondent » (à l'insulte par exemple) ou parlent à un autre homme.

Pas de dignité pour les femmes, la charia l'interdit!

Sadate a fini par faire voter une loi qui oblige le mari à informer sa femme lorsqu'il la répudie ou lorsqu'il prend une seconde épouse (1979!). Moubarak, a lui aussi légèrement amélioré votre statut. Ainsi, une nouvelle loi votée en 2000 vous autorise à obtenir le divorce même sans l'accord de votre mari. Mais outre le coût financier et social de la procédure, vous perdez tout droit à une pension alimentaire et devez rendre à votre mari la totalité de la dot qu'il avait versée. La dot: encore une vieillerie qu'on n'a pas réussi à éradiquer.

En 2004, l'Assemblée du peuple adopte une loi qui prévoit la mise en œuvre de tribunaux de la famille, un progrès pour les femmes et les enfants. Dans la pratique, c'est l'échec.

A chacune de ces petites étapes, les Frères se mobilisent avec virulence pour tenter de les faire capoter. Au nom de la charia. Dans la pratique, les juges (quasi tous masculins) et les époux se liguent pour entraver les démarches. Les pressions sociales et familiales son énormes. Les femmes divorcées sont stigmatisées, souvent mise au ban de la société.

La honteuse polygamie et la millénaire répudiation subsistent. Une simple déclaration du mari, sans motif et faite devant un fonctionnaire, lui suffit à le débarrasser de sa femme.

L'excision violemment défendue par les islamistes

Au Caire ou à Alexandrie, si tu avais baissé la tête ma chère Aliaa, peut-être aurais-tu eu droit à une profession intéressante. Les avocates et les journalistes, par exemple, ne sont pas rares. Mais « partout ailleurs, l'image de la femme se réduit à une ombre ».

Si tu rejoins nos sociétés, tu pourras éviter de faire mutiler tes filles, ce fléau qui frappe encore presque 100% des Egyptiennes. Les islamistes, ces chers Frères, sont descendus en vociférant dans les rues chaque fois que les gouvernements ont pris des mesures d'interdiction. Les mesures sont prises, les excisions demeurent.

L'état de santé de tes sœurs s'est dégradé ces dernières années, on le constate notamment lors de leurs grossesses et accouchements. Elles souffrent aussi de maladies dues à la malnutrition et à la dureté de leurs tâches. Mais imagine-t-on les fous d'Allah qui s'emparent du pouvoir demander aux couples cette simple évidence:  cessez de mettre au monde des kyrielles d'enfants qui seront mal nourris, mal instruits, mal partis dans la vie.

Les frustrés sexuels à l'œuvre

D'absurdes interdits sexuels produisent des armées d'obsédés que les frustrations conduisent au harcèlement (80% des femmes le subissent), aux attouchements, voire au viol. Et qu'en est-il des abus d'enfants et de jeunes filles par les mâles de la famille ? La psychiatre et spécialiste en santé publique égyptienne Naoual Saadaoui a vivement dénoncé dans ses ouvrages ces actes que l'islamisme favorise.

Mais pourquoi tant de femmes défendent-elles leur asservissement ? On leur a seriné dès la petite enfance qu'elles sont des êtres inférieurs et qu'Allah a confié plein pouvoir aux hommes. Leur niveau élevé d'analphabétisme contribue à ces croyances : selon une étude publiée au Caire, deux filles sur trois vivant dans les villages de Haute Egypte, seraient analphabètes. Elles vont de moins en moins à l'école. C'est en particulier le cas dans les régions si courues de Louxor et d'Assouan.

Pourtant, plus une femme a d'instruction, plus elle a de probabilités d'être opposée à l'excision.

L'Europe en proie à l'avancée des Frères

Ce statut féminin qui doit tant à l'islam, tous les organismes de musulmans d'Europe devraient le dénoncer. Or, jamais l'un d'eux n'a organisé la moindre manifestation, ni exercé la moindre pression. Au contraire, leurs guides spirituels s'efforcent avec un extraordinaire succès d'implanter chez nous les inégalités existant là-bas. Beaucoup d'entre eux sont fiers d'être liés aux Frères musulmans.

Nous devons donc mener le combat ici aussi contre cette charia et son cortège d'inégalités, de discriminations et de sanctions barbares. Mener le combat contre les machos, les menteurs et les hypocrites qui ne cessent d'élargir leurs espaces pour y instaurer leurs ineptes préceptes.

Aliaa, viens combattre avec nous! Viens nous aider à faire comprendre à ces obscurantistes et à leurs compagnons de route que l'honneur de nos démocraties est de défendre les libertés et l'égalité. Pour tous.

 

 

15:46 Écrit par Mireille Vallette | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : femmes, egypte | |  del.icio.us | Digg! Digg |  Facebook | | |